Pollution dans le métro et le RER parisien : "jusqu'à 800 millions de particules par mètre cube", selon une étude du CNRS

Une vue du métro parisien près de la station Laumière, le 18 juillet 2017.
Une vue du métro parisien près de la station Laumière, le 18 juillet 2017. (FRANCOIS GUILLOT / AFP)

Selon l'étude, les concentrations de particules peuvent être parfois dix fois plus élevées à l'intérieur du métro qu'à l'extérieur. 

La pollution dans le métro et le RER parisiens atteint "jusqu'à 800 millions de particules par mètre cube", révèle mardi 18 septembre l'Association nationale pour la prévention et l'amélioration de la qualité de l'Air (Respire). Pour mesurer ce résultat, une équipe du CNRS a mené une série de mesures dans les enceintes du métro et du RER pendant le mois de juin 2019. "Notre étude est la première étude publique à mesurer les particules les plus fines dans les enceintes souterraines du métro et du RER. Celles qui menacent tout particulièrement la santé des usagers et des salariés", explique l'association.

Selon l'étude, les concentrations de particules peuvent être parfois dix fois plus élevées à l'intérieur du métro qu'à l'extérieur. Elles peuvent atteindre jusqu'à 300 μg/m3. Selon Airparif, le "seuil d'alerte" de pollution aux particules fines est déclenché à partir 80 μg/m3.

Dans la station Gare de Lyon, sur le quai du RER A, les scientifiques ont mesuré entre 300 et 800 particules par cm3, soit 300 et 800 millions de particules par m3. L'étude pointe également les différences de taux de pollution sur un même quai. "N’attendez pas votre RER près de l’entrée du tunnel", prévient l'association.

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