On a testé une appli qui mesure les conséquences du style de conduite sur la pollution

L\'autorout A55 à Marseille, en janvier 2018.
L'autorout A55 à Marseille, en janvier 2018. (ANNE-CHRISTINE POUJOULAT / AFP)

Les émissions polluantes des voitures varient en fonction de la conduite. Une appli, Geco Air, permet de le mesurer. Nous l'avons testée à Marseille.

#AlertePollution

Rivières ou sols contaminés, déchets industriels abandonnés… Vous vivez à proximité d’un site pollué ?
Cliquez ici pour nous alerter !

"Vert c'est parfait, rouge c'est catastrophique. Entre les deux, il y un vert plus clair, orange et jaune..." Marie-Christine Lauriol, correspondante de franceinfo à Marseille, fait partie des automobilistes marseillais qui ont accepté d'être surveillés à chaque fois qu'ils prennent leur voiture, via une appli, Geco Air. "Le plus long trajet que j'ai fait dans Marseille, 17 kilomètres, j'étais seule sur la route, je l'ai fait sans à-coups, sans arrêt, sans feu... Et j'ai eu une très bonne note à l'arrivée !", raconte-t-elle.

Créée il y a deux ans, l'application permet de calculer l'impact sur l'environnement de notre façon de conduire. En tenant compte des caractéristiques de la voiture et des informations fournies par le GPS du smartphone, l'appli évalue, trajet par trajet, les émissions polluantes (oxyde d’azote, particules fines, monoxyde de carbone). Et décerne un "score mobilité". "À la fin de la journée on regarde son application pour voir si on a bien conduit ou mal conduit, poursuit Marie-Christine Lauriol. Ce qui est dommage c'est qu'on n'ait pas les informations en temps réel de façon à pouvoir adapter sa conduite."

Lorsqu'on conduit de façon souple, on émet moins de polluants, on consomme moins de carburant, on gagne de l'argent... Et puis on est plus civiqueDominique Robin, AtmoSudà franceinfo

Pour encourager les automobilistes à adopter une conduite propre, Geco Air organise un challenge auprès des entreprises. Les données récoltées lors des trajets sont traitées a posteriori par AtmoSud, l'association agréée par le ministère de l'Environnement pour la surveillance de la qualité de l'air de la région Sud Provence-Alpes-Côte d'Azur. "Le mode de conduite, c'est significatif, explique Dominique Robin, directeur d'AtmoSud. C'est un levier au côté des autres" dans la lutte contre la pollution.

La façon de conduire a un impact sur le rejet des particules fines, jusqu'à quatre fois plus que les seuils constructeurs lors des tests effectués en laboratoire. Et les pneus et les freins, qui ne sont pas pris en compte, sont aussi des sources d'émissions importantes. L'étude lancée à Marseille permettra de quantifier à quel point.

Reportage de Olivier Martocq, à Marseille
--'--
--'--

Vous êtes à nouveau en ligne