Mesure du CO2 à Paris : "On veut avoir notre météo du carbone à Paris !", s'enthousiasme Célia Blauel, adjointe à la mairie de Paris

Des chercheurs du Laboratoire des sciences du climat et de l\'environnement installent des capteurs de C02 sur la plateforme Qualair sur le toit de l\'université de Jussieu, à Paris, le 20 octobre 2019.
Des chercheurs du Laboratoire des sciences du climat et de l'environnement installent des capteurs de C02 sur la plateforme Qualair sur le toit de l'université de Jussieu, à Paris, le 20 octobre 2019. (DOMINIQUE FAGET / AFP)

Célia Blauel, adjointe à la Mairie de Paris, se réjouit sur franceinfo mardi de la mise en place par la Ville de Paris d'un dispositif de mesures en continu des émissions de CO2 sur le territoire de la métropole parisienne.

#AlertePollution

Rivières ou sols contaminés, déchets industriels abandonnés… Vous vivez à proximité d’un site pollué ?
Cliquez ici pour nous alerter !

La Ville de Paris met en place un dispositif de mesures en continu des émissions de CO2 sur le territoire de la métropole parisienne. Unique en son genre, il doit lui permettre de mieux coller à l'objectif de neutralité carbone visé pour 2040. "On veut avoir notre météo du carbone à Paris", s'enthousiasme mardi 22 octobre sur franceinfo Célia Blauel, adjointe à la maire de Paris, chargée de la transition écologique, du climat, de l’environnement, de l'eau et de l’assainissement. Elle salue une "première mondiale".

franceinfo : De quelle manière allez-vous procéder ?

Célia Blauel : On a des capteurs qui sont posés sur des toits parisiens et en Ile-de-France. On récupérera aussi des données d'un certain nombre de capteurs qui sont dans des véhicules pour croiser les données et faire une mesure très spécifique du carbone dans l'air à Paris et des émissions de gaz à effet de serre qui bouleverse notre climat.

Quels indicateurs sont pris en compte ?

C'est la mesure du carbone que l'on va recouper avec des données météo de vent, de conditions, mais aussi des spécificités locales. Est-ce que c'est un moment de l'année où on a beaucoup de chauffages allumés parce que c'est l'hiver, ou est-ce qu'il y a un pic de pollution atmosphérique ? On veut vraiment mieux comprendre comment les émissions de carbone se propagent dans l'air et mieux comprendre les spécificités locales et mieux mesurer l'impact des politiques publiques.

À quelle fréquence aura lieu cette mesure ?

Ce sera mensuel dans un premier temps. On veut avoir notre météo du carbone à Paris. On part d'abord sur un certain nombre de mois d'expérimentation de ces capteurs parce que c'est vraiment une première mondiale, donc pour voir comment cela va fonctionner. Très rapidement on voudrait une météo locale du carbone. Pouvoir dire ce que c'est à Paris, combien de tonnes on a chaque année et comment on travaille à les diminuer.

À quoi cela va-t-il vous servir exactement ?

Cela va nous permettre d'avoir une mesure plus immédiate, plus rapide de cette pollution. C'est un outil de sensibilisation. On est amené de plus en plus à développer ces outils parce que les Parisiens nous le demandent. Il y a beaucoup de mouvements de gens qui veulent agir. Donc, ce sera un outil supplémentaire pour expliquer la réalité du dérèglement climatique à l'échelle locale et globale.

Vous êtes à nouveau en ligne