"C'est un état de désolation, de désarroi" : les agriculteurs de la Drôme "effondrés" après les violents orages de samedi

Les abricots de Grégory Chardon après les violents orages qui ont frappé la Drôme.
Les abricots de Grégory Chardon après les violents orages qui ont frappé la Drôme. (© GRÉGORY CHARDON)

"On avait des fruits de qualité et tout a été anéanti", déplore le président de la FDSEA de la Drôme.

"C'est un état de désolation, de désarroi", a raconté sur franceinfo Grégory Chardon, président de la FDSEA (Fédération départementale des syndicats d'exploitants agricoles) de la Drôme, au lendemain de violents orages qui ont touché le région Auvergne-Rhône-Alpes samedi 15 juin. 

Plusieurs cultures ont été touchées dans les secteurs "de l'arboriculture, la viticulture, les céréales, les légumes et aussi des destructions de serres. L'orage est arrivé à 14 heures et en quelques minutes il a tout détruit", a expliqué Grégory Chardon. "Les agriculteurs sont effondrés, surtout que cette année on avait une belle récolte. On avait des fruits de qualité et tout a été anéanti. Aujourd'hui, c'est difficile de donner des pertes de récoltes. On le saura dans les jours à venir."

Mes pêches, cerises et abricots ont été fortement attaqués par la grêle. Tout mon vignoble a été touché.Grégory Chardonà franceinfo

Le verger de Grégory Chardon n'a pas été épargné et il n'y a pas de solution pour récupérer les fruits. "On va tout mettre par terre. Ça va faire un coût supplémentaire parce qu'il va falloir du monde pour faire tomber les fruits et on n'aura pas de rentrées d'argent", explique-t-il.

Les filets anti-grêles n\'ont pas permis de protéger totalement la production.
Les filets anti-grêles n'ont pas permis de protéger totalement la production. (© GRÉGORY CHARDON)

Reconnaissance de l'état de catastrophe naturelle

Grégory Chardon attend du ministre de l'Agriculture, Didier Guillaume, qu'il "apporte des solutions et des moyens pour passer ce cap au niveau de tous les agriculteurs touchés. Cela veut dire que le gouvernement prenne en compte la gravité du sinistre, qu'il déclare l'état de catastrophe naturelle parce qu'il y a eu aussi des dégâts dans les villes".

Grégory Chardon va également demander à Didier Guillaume "d'accélérer les procédures." Dimanche matin, le ministre de l'Agriculture a assuré qu'"évidemment, l'Etat déclarera l'état de catastrophe naturelle". Il était attendu sur place, dimanche, pour "constater de visu" les dégâts. Une centaine d'arboriculteurs et de viticulteurs l'ont attendu, sous un ciel bleu, à La Roche-de-Glun, près de Valence.

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