Manque de neige : "Les vacances de février représentent 60% à 70% de notre chiffre d'affaires, il faut qu'on puisse skier", s'inquiète la station de Gérardmer

Un canon à neige à Gérardmer en 2015. 
Un canon à neige à Gérardmer en 2015.  (/NCY / MAXPPP)

Le directeur de la station des Vosges s'est inquiété, mardi sur franceinfo, du manque de neige à l'approche des vacances de février, surtout que "les vacances de Noël, déjà, ont été terribles".

"Malheureusement, un nouveau dégel s'annonce, donc on n'a aucune visibilité pour les vacances de février. Or cela représente 60 à 70% de notre chiffre d'affaires" s'inquiète mardi 28 janvier sur franceinfo Philippe Voirin, directeur de la station de ski de Gérardmer (Vosges), alors que des chutes de neige très attendues par les stations de ski sont en cours sur les massifs, dès 400 mètres sur le massif Vosgien. "Il a neigé un peu sur les sommets cette nuit. Normalement, on devrait recevoir un peu de neige la nuit prochaine et demain", confirme le directeur de la station.

Un quart des pistes ouvertes

"Actuellement, on a 5 pistes ouvertes sur 21, poursuit le directeur de la station. On propose donc un peu de ski, mais dans des conditions pas faciles. Il faut que, pendant les vacances, on puisse ouvrir davantage" explique Philippe Voirin.

"Les vacances de Noël, déjà, ont été terribles. On a ouvert le domaine skiable en activités 4 saison, c'est-à-dire qu'on a essayé de proposer des activités de substitution" raconte le directeur de la station vosgienne. "A Noël, ce n'est pas gravissime car les clients ne viennent pas spécifiquement pour skier, mais en février, il faut vraiment qu'on ait du ski à proposer". A défaut, la station proposera des activités du type VTT, trottinettes tout terrains, en ouvrant un télésiège, "mais ça ne remplace pas le ski, c'est clair" reconnaît-il.

Il reste une dizaine de jours, donc on peut encore sauver la situation, soit avec la neige naturelle, soit avec de la neige de culture. Si on a une période de froid, on va pouvoir produire de la neige.Philippe Voirinà franceinfo

Selon le directeur de la station, le réchauffement climatique n'est pas forcément à blâmer : "Depuis 60 ans que la station existe, on a environ tous les huit ans une année catastrophique. On sort de deux saisons qui ont été records" rappelle-t-il.

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