Inondations dans le Gard : la catastrophe aurait-elle pu être évitée ?

Dans le Gard, deux personnes sont toujours portées disparues après les violentes intempéries qui ont frappé le département samedi 20 septembre. Les villages auraient-ils pu mieux être protégés ?

Pourtant habitués aux orages, les habitants du Gard sont encore sonnés. "On a eu des fortes pluies mais jamais comme ça", résume une Gardoise. Tout s'est joué quelques kilomètres en amont de Pont-d'Hérault. La région est particulièrement encaissée. Samedi, des pluies diluviennes s'abattent sur les hauteurs puis se déversent dans les villages, au cœur de reliefs difficiles. "Les pluies se sont bloquées sur ce secteur, sont restées stationnées pendant 6, 7 heures avec des intensités très fortes. La topographie des lieux [...] doublée de ces très fortes intensités a généré une crue extrêmement rapide et très violente", explique Guillaume Ferry, directeur de la surveillance de Predict Services.

Les cadereaux de Nîmes, une arme anti-inondations

Selon certains experts, il n'y avait aucun moyen de mieux protéger les villages. "Lorsqu'il tombe 700 millimètres en dix-heures, ce sont des volumes tels que ça dépasse la production", analyse Alex Roumagnac, président de Predict Services, selon qui la seule solution consiste à ne pas construire dans les zones inondables. En aval, certaines villes ont pris le problème à bras-le-corps. Nîmes, qui avait été frappée par de violentes inondations en 2002, a par exemple investi 200 millions d'euros pour construire des souterrains appelés "cadereaux". Ce système, consistant à avaler l'eau et à la rejeter à l'extérieur de la ville, a fait ses preuves selon la mairie. 

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