VIDEO. Camille Lacourt, parrain de la Nuit de l'eau : "Les habitants d'Haïti sont en train de se relever, il faut les aider"

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Le nageur français parraine la Nuit de l'eau samedi soir. Les Français sont invités à diverses animations dans plus de 120 piscines à travers le pays pour soutenir l'Unicef et son programme d'accès à l'eau potable au Togo et en Haïti.

Quintuple champion du monde de natation, Camille Lacourt est le parrain de la 11e édition de la Nuit de l'eau, samedi 17 mars. Toute la soirée, diverses animations sont proposées dans plus de 120 piscines du pays pour récolter des dons au profit du programme d'accès à l'eau potable de l'Unicef au Togo et en Haïti. Le nageur français a expliqué à franceinfo son engagement et le principe de cette opération en partenariat avec la Fédération française de natation. 

franceinfo : Vous êtes allés en Haïti à l'occasion de cette opération. Quel a été votre premier sentiment ?

Camille Lacourt : C'est un voyage aussi enrichissant que déstabilisant. 36% de la population n’a pas accès à l’eau potable et pour les autres habitants, ils sont à moins de 500 mètres d'un puit, ils n'ont pas forcément un robinet à la maison. Ce pays a eu vraiment très peu de chance, beaucoup de problèmes entre les tremblements de terre, les ouragans et l'épidémie de choléra mais les habitants sont en train de se relever, les mentalités évoluent et il faut qu'on continue de les aider. Il y a encore beaucoup de boulot, moi ça me faisait plaisir de donner un peu mon image pour aider ce pays. 

C'est un des pays les plus pauvres du monde, est-ce qu'une image vous a marqué ?

Quand on voit des petites filles de sept ou huit ans avec un seau de 10 litres sur la tête qui font plus de 500 mètres pour avoir de l'eau potable à la maison, c'est tellement loin de notre quotidien à la maison qu'on en reste bouche-bée, choqué. Et en même temps, c'est leur quotidien à elles alors il faut essayer d'aider en donnant ou via la Nuit de l'eau samedi soir. Il suffit d'aller à la piscine, une des 120 piscines ouvertes partout en France et où toutes les entrées seront reversées à l'Unicef en Haïti pour amener l'eau potable. C'est allier l'utile à l'agréable, faire une activité avec les enfants et se dire qu'on a fait une bonne action.

Pourquoi vous êtes-vous engagé avec l'Unicef ?

J'ai commencé avant d'être connu. Avec le club de Marseille on allait dans des hôpitaux faire des activités avec les enfants malades et cela m'avait plu, cela fait relativiser, on se rend compte de la chance qu'on a d'être en bonne santé. Je pense aussi que maintenant que je suis père, cela me touche d'encore plus près. Et puis d'être connu, cela peut aider d'autres personnes encore, c'est la meilleure façon de donner du temps.