Saint-Martin : 1 000 personnes "ont été évacuées ou accompagnées vers la Guadeloupe", annonce la ministre des Outre-mer

La ministre des Outre-mer, Annick Girardin, sur le plateau de franceinfo.
La ministre des Outre-mer, Annick Girardin, sur le plateau de franceinfo. (RADIO FRANCE)

Invitée de France Inter, lundi, la ministre des Outre-mer, Annick Girardin, a expliqué que la reconstruction sera "un travail de longue haleine".

La ministre des Outre-mer Annick Girardin a annoncé, lundi 11 septembre, sur France Inter, que 1 000 personnes touchées par l'ouragan Irma avaient été évacuées, lundi, de l'île de Saint-Martin vers la Guadeloupe.

"On a 1 000 personnes à peu près, au moment où je vous parle, qui ont été évacuées ou accompagnées vers la Guadeloupe, a expliqué Annick Girardin. 1 000 personnes, ce sont des allers-retours d'avions, de bateaux. Cela va encore se renforcer dans les vingt-quatre à quarante-huit heures, avec des moyens maritimes, parce qu'il y a une plus grosse capacité pour rapatrier ou accompagner ceux qui veulent quitter le territoire." 

"Un travail de longue haleine qui va durer des mois"

"Pour se reconstruire, ce territoire a besoin de ses hommes, il a besoin de ses femmes, a estimé Annick Girardin. Avec le président de la collectivité, nous avons tenu à redonner espoir en disant : 'Nous rentrons dans cette phase de reconstruction, on a besoin de tout le monde'." La ministre des Outre-mer a dit prévoir "un travail de longue haleine, qui va durer des mois et des mois."

"L'électricité est revenue dans certains quartiers, [lundi] à Saint-Martin, mais les moteurs ne sont pas tous remis en activité, a précisé Annick Girardin. Surtout, ce qu'on a pu réélectrifier, ce sont les quartiers avec des réseaux enterrés. Tout ce qui était aérien est aujourd'hui complétement détruit".

"Il n'était pas question d'exposer qui que ce soit"

Interrogée sur la polémique concernant un manque de réactivité de l'Etat, Annick Girardin défend le travail de son gouvernement : "Je voudrais rappeler à tout le monde qu'après Irma, il ne s'agissait pas de reconstruire, puisque nous avions un deuxième cyclone, José, qui devait frapper à nouveau Saint-Martin et Saint-Barthélemy (…) Il n'était donc pas question d'exposer qui que ce soit."