Irma : une équipe médicalisée de l'ONG Secouristes sans frontières apporte 600 kg de médicaments

Les pompiers distribuent de l\'eau aux habitants du quartier de Sandy Ground, à Saint-Martin, le 10 septembre 2017.
Les pompiers distribuent de l'eau aux habitants du quartier de Sandy Ground, à Saint-Martin, le 10 septembre 2017. (MARTIN BUREAU / AFP)

Arnaud Fraisse, fondateur de l'ONG Secouristes sans frontières, décolle mardi en direction de Saint-Martin, pour apporter de l'aide et des médicaments aux habitants victimes de l'ouragan Irma. Il explique sa mission sur franceinfo.

L'aide arrive aux Antilles françaises touchées par l'ouragan Irma : 85 tonnes de nourriture, un million de litres d'eau et deux tonnes de médicaments sont acheminés vers les îles de Saint-Martin et de Saint-Barthélemy grâce au rétablissement du pont aérien et du pont maritime.

Une équipe médicalisée de l'ONG Secouristes sans frontières partira mardi 12 septembre pour Pointe-à-Pitre, en Guadeloupe, avec 600 kg de médicaments, a expliqué sur franceinfo Arnaud Fraisse, le fondateur de l'ONG.

franceinfo : Comment avez-vous préparé cette mission ?

Arnaud Fraisse : Nous avons un partenariat avec l'association Tulipe, alimentée par l'industrie pharmaceutique, qui prépare ce type de malles de médicaments. On a des médicaments avec des dates de péremption longues et les malles sont absolument étiquetées. On connaît ce qu'il y a dedans. Nous emportons 600 kg de médicaments, des soins d'adulte et des soins pédiatriques. Nous allons aussi pouvoir redistribuer aux populations les médicaments qui servent dans les maladies chroniques. Cela fait 40 ans que l'on fait ce genre de choses, donc on sait par expérience ce dont on va avoir besoin sur ce genre de catastrophe.

Comment allez-vous vous organiser ?

Nous partons demain avec le vol de 12h d'Air France. Nous arriverons à Pointe-à-Pitre à 14h30, heure locale. Une autre ONG, Pompiers de l'urgence internationale, va manager notre transfert jusqu'à Saint-Martin, donc on ne devrait pas perdre de temps. Sur place, il y a un minimum de commandement au niveau de la sécurité civile qui va pouvoir nous affecter une zone ou une région. J'entendais que le nord-ouest de Saint-Martin n'avait pas vu de secouristes depuis le début du sinistre, donc nous allons demander à y aller pour apporter un secours à des gens qui n'ont rien vu depuis cinq jours.

Que pensez-vous des critiques formulées par des sinistrés et par l'opposition sur la lenteur des secours ? 

Rien n'est évident. C'est une polémique politicienne, je pense qu'il faut dépasser ça. Il y a certainement eu des manques, on peut toujours faire mieux. Mais là, on voit que l'aide monte en puissance, d'une manière sérieuse. Évidemment, je me mets à la place des sinistrés, et c'est vrai que c'est toujours long, mais on ne peut pas faire n'importe quoi. Nous avons préparé notre mission depuis vendredi.

Nous nous sommes débrouillés tout seuls, avec un financement que nous assurons nous-mêmes. Arnaud Fraisse, fondateur de l'ONG Secouristes Sans Frontièresà franceinfo

Nous faisons un appel aux dons du public pour nous aider à financer la mission. J'estime qu'elle va nous coûter à peu près 30 000 euros avec tout le matériel que nous laissons sur place, le transport des équipiers et le rachat du matériel quand on va revenir en France.

"Nous allons demander à aller dans le nord-ouest de Saint-Martin pour apporter un secours à des gens qui n'ont rien vu depuis cinq jours" Arnaud Fraisse, ONG Secouristes Sans Frontières à franceinfo.
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