DIRECT. Après le passage du cyclone Bejisa, la Réunion panse ses plaies

Certains bâtiments ont été soufflés par le cyclone Bejisa, comme ici à Saint-Pierre (Réunion), le 3 janvier 2014.
Certains bâtiments ont été soufflés par le cyclone Bejisa, comme ici à Saint-Pierre (Réunion), le 3 janvier 2014. (RICHARD BOUHET / AFP)

L'alerte rouge a été levée. Le passage du cyclone a fait un mort et dix-sept de blessés, dont deux graves.

La Réunion doit désormais panser les plaies causées par le cyclone BejisaL'alerte rouge a été levée par la préfecture vendredi 3 janvier. Mais cette accalmie n'empêche pas les autorités d'appeler les habitants à la prudence, et à limiter au maximum leurs déplacements.

Le ministre des Outre-Mers, Victorin Lurel, est attendu samedi matin sur l'île. Le président de la République lui a demandé "de transmettre tout notre soutien à la population", a déclaré Najat Vallaud-Belkacem à la sortie du Conseil des ministres. "Nous allons faire en sorte que des réponses soient apportées le plus rapidement possible", a ajouté la porte-parole du gouvernement.

Sur le terrain, les dégâts sont considérables. Des renforts métropolitains doivent parvenir progressivement sur l'île pour épauler les équipes de secours. Une centaine de membres des formations militaires de la Sécurité civile (Formisc) arriveront progressivement. "Nous mettrons sans doute des jours, voire des semaines, avant de nous en remettre", a déploré Thierry Robert, le député-maire de Saint-Leu, la commune de la Réunion la plus touchée par le cyclone Bejisa.

Un mort et dix-sept blessés

C'est sur son territoire de la façade ouest de l'île qu'est à déplorer le seul décès recensé vendredi en milieu de journée, une femme de 86 ans qui habitait seule à Piton Saint-Leu, un quartier situé sur les hauteurs de la ville. "On ne sait pas ce qui s'est passé. Vendredi matin, nous l'avons retrouvée morte devant sa porte", raconte un voisin encore sous le choc. Les autorités ont également fait état de 17 blessés, dont deux graves.

Les dégâts matériels sur l'île sont importants. Quelque 153 000 foyers étaient toujours privés de courant à 15 heures locales (12 heures à Paris) vendredi, à la suite de la rupture de six lignes à haute tension. 450 agents d'EDF et 5 hélicoptères ont été mobilisés pour les réparer. 

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