VIDEO. En Islande, une "librairie" en mémoire des glaciers en danger

L'artiste américaine Roni Horn a recueilli de l'eau issue de 24 des plus importants glaciers islandais. 

Les glaciers figurent parmi les premières victimes du réchauffement climatique. En Islande, dans la petite ville portuaire de Stykkishólmur, une artiste américaine, Roni Horn, a fait de ce drame écologique une œuvre d'art : une "librairie" en mémoire des glaciers au destin scellé par la hausse des températures. 

Ce lieu inauguré en 2007 abrite une collection de 24 tubes transparents, chacun abritant l'eau d'un glacier islandais. Baptisée Monument pour un paysage qui fond, l'installation comprend notamment les vestiges de l'ancien glacier Ok, ou Okjökull, considéré comme le premier glacier à perdre son titre en raison de la fonte des glaces. 

Des mastodontes fragiles 

"Ici, nous avons Ok. Ici, Þórisjökull, Geitlandsjökull, et le Snæfellsjökull, qui se trouve ici, sur cette péninsule. Il fond rapidement, comme tous les autres. On estime qu'il aura disparu d'ici vingt ou trente ans", explique Þorgeir, employé pour l'été dans le musée. Lorsqu'ils auront fondu, ces échantillons feront office de souvenirs. En attendant, ils rappellent la fragilité de ces mastodontes de glace et alertent les visiteurs sur la nécessité de lutter contre les émissions de gaz à effet de serre, première cause de l'augmentation des températures.  

Si Ok n'est plus un glacier, l'eau provenant de son sommet continue de s'écouler le long de ses pentes pour alimenter les rivières voisines. La Hvità reçoit ainsi de l'eau provenant d'Ok et des glaciers voisins, comme le Langjökull, deuxième plus important glacier du pays en termes de superficie. Quand ils auront fondu, d'ici 2200, selon les estimations des scientifiques, la sécheresse pourrait à son tour menacer l'Islande et mettre en péril un écosystème déjà fragilisé. 

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