Réchauffement climatique : les concentrations de gaz à effet de serre ont atteint un nouveau record en 2018, selon l'ONU

Les principaux gaz à effet de serre à l\'origine du réchauffement climatique ont franchi de nouveaux records de concentration en 2018, s\'est alarmée l\'ONU, le 25 novembre 2019. (Photo d\'illustration)
Les principaux gaz à effet de serre à l'origine du réchauffement climatique ont franchi de nouveaux records de concentration en 2018, s'est alarmée l'ONU, le 25 novembre 2019. (Photo d'illustration) (MANUEL COHEN / AFP)

"Aucun signe de ralentissement" n'est visible, s'est alarmée l'organisation, "malgré tous les engagements pris au titre de l'Accord de Paris sur le climat".

Les principaux gaz à effet de serre à l'origine du réchauffement climatique ont franchi de nouveaux records de concentration en 2018 et "aucun signe de ralentissement" n'est visible, s'est alarmée lundi 25 novembre l'ONU. Ce cri d'alarme intervient à quelques jours de l'ouverture de la COP25, qui se tiendra du 2 au 13 décembre à Madrid (Espagne). Et ce "malgré tous les engagements pris au titre de l'accord de Paris sur le climat", a pointé Petteri Taalas, le secrétaire général de l'Organisation météorologique mondiale (OMM).

Face à l'urgence climatique, les pays se sont engagés à Paris en 2015 à appliquer des plans de réduction d'émissions de gaz à effet de serre, mais les émissions mondiales ne cessent d'augmenter. Le secrétaire général de l'Organisation météorologique mondiale a donc appelé les pays à traduire leurs "engagements en actes et revoir à la hausse [leurs] ambitions dans l'intérêt de l'humanité".

La dernière fois que la Terre a connu une teneur en CO2 comparable, c'était il y a 3 à 5 millions d'années : la température était de 2 à 3°C plus élevée qu'aujourd'hui, et le niveau de la mer était supérieur de 10 à 20 mètres au niveau actuel.Petteri Taalasà franceinfo

Ce rapport rend compte non pas des quantités de gaz à effet de serre qui sont libérées dans l'atmosphère, mais de celles qui y restent, sachant que les océans absorbent environ le quart des émissions totales. D'après les scientifiques, le dioxyde de carbone (CO2), qui est associé aux activités humaines et constitue le principal gaz à effet de serre persistant , atteint donc désormais 407,8 ppm, soit 147% de plus que le niveau préindustriel de 1750. Le méthane, dont 60% des émissions sont d'origine humaine (élevage de bétail, riziculture, exploitation des combustibles fossiles, décharges...), et le protoxyde d'azote, dont 40% des émissions sont d'origine humaine (engrais, processus industriels...), ont aussi atteint des pics de concentration.

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