Janvier 2020 a été le mois de janvier le plus chaud jamais enregistré depuis le début des relevés

Une étudiante profite du soleil dans un parc de Fribourg (Allemagne), le 15 janvier 2020.
Une étudiante profite du soleil dans un parc de Fribourg (Allemagne), le 15 janvier 2020. (PATRICK SEEGER / DPA)

La température moyenne du globe a dépassé de 0,03 °C celle de janvier 2016, qui détenait le record jusque-là, selon le programme européen Copernicus.

Encore une nouvelle qui ne va pas rassurer ceux qui s'inquiètent du dérèglement climatique : le mois de janvier 2020 a été le mois de janvier le plus chaud jamais enregistré sur la planète, annonce le programme européen Copernicus, mardi 4 février. Le mois dernier, la température moyenne du globe a dépassé de 0,03 °C celle de janvier 2016, qui était jusque-là le mois de janvier le plus chaud jamais enregistré. Janvier 2020 a aussi été de 0,77 °C plus élevé que la moyenne pour un mois de janvier de la période de référence 1981-2010.

La plupart des zones à travers le monde ont connu des températures supérieures aux moyennes. L'Europe a enregistré des températures de 3,1 °C supérieures à la moyenne de la période de référence 1981-2010. Dans la partie nord-est de l'Europe (Scandinavie et une partie de la Russie notamment), le différentiel a même dépassé les 6 °C.

2019, deuxième année la plus chaude dans le monde

Mi-janvier, Copernicus annonçait déjà que l'année 2019 était la deuxième plus chaude de l'histoire depuis le début des relevés. La température moyenne n'était inférieure que de 0,04 °C à celle de 2016. Dans le détail, 2019 a même été l'année la plus chaude en Europe, juste devant 2014, 2015 et 2018.

Copernicus a aussi rappelé les cinq années les plus chaudes jamais enregistrées ont toutes eu lieu ces cinq dernières années : le mercure est monté entre 1,1 et 1,2 °C au-dessus de la température de l'ère pré-industrielle. "Ce sont incontestablement des signes inquiétants", soulignait à l'époque Jean-Noël Thépaut, directeur du Centre européen de prévisions météorologiques à moyen terme (ECMWF), dont dépend Copernicus.

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