COP21 : 30 000 policiers mobilisés à partir de vendredi pour le contrôle aux frontières

A la frontière franco-belge, à Halluin (Nord), un panneau indique l\'entrée en France, vendredi 6 novembre 2015. 
A la frontière franco-belge, à Halluin (Nord), un panneau indique l'entrée en France, vendredi 6 novembre 2015.  (CITIZENSIDE/THIERRY THOREL / CITIZENSIDE.COM / AFP)

Bernard Cazeneuve a détaillé le dispositif mis en place à l'approche de la conférence sur le climat, devant les sénateurs. 

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Le ministère de l'Intérieur précise, jeudi 12 novembre, comment les contrôles aux frontières vont être mis en place pendant la COP21. Trente mille policiers seront mobilisés pour ces opérations qui commenceront vendredi et dureront pendant un mois, a précisé Bernard Cazeneuve, interrogé par le sénateur Les Républicains André Reichardt, lors des questions au gouvernement.

Sur les 30 000 policiers, quelque 26 000 d'entre eux sont essentiellement "issus de la direction centrale de la sécurité publique", a déclaré le ministre de l'Intérieur. Les 4 000 autres seront "des acteurs de la direction centrale de la police aux frontières" (PAF), a précisé le ministère de l'Intérieur.

"Nous n'allons pas fermer les frontières"

Ces fonctionnaires auront pour mission de "procéder entre le 13 et le 19 novembre à des contrôles mobiles et aléatoires qui ne perturberont en rien la possibilité de mouvement de ceux qui sont transfrontaliers", a souligné Bernard Cazeneuve devant la Sénat.

"Nous allons renforcer ces contrôles dix jours avant les manifestations des 29 novembre et 12 décembre et, quatre jours avant ces manifestations, les contrôles seront plus systématiques", a-t-il dit.

"Nous n'allons pas fermer les frontières contrairement à ce que certains ont prétendu, instrumentalisant cette décision de raison pour faire de la propagande électorale de mauvaise qualité", a ajouté le ministre. "Nous allons mettre en place des contrôles aux frontières pendant un mois, comme le prévoient les articles 23 à 25 du code frontières Schengen, de manière à prévenir l'intrusion sur le territoire national d'individus qui pourraient représenter un risque", a-t-il ajouté. 

Déjà des "black blocs" en Ile-de-France 

Selon BFM TV, l'annonce de Bernard Cazeneuve "intervient trois semaines trop tard". Selon des informations de la chaîne révélées mercredi, "plusieurs groupes d'extrême-gauche sont déjà arrivés d'Allemagne, du Royaume-Uni, des Pays-Bas, de Belgique et même d'Australie et des Philippines pour l'événement".

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