Australie : les perspectives désormais "très mauvaises" pour la Grande Barrière de corail

La Grande Barrière de corail, au large de l\'Australie, le 7 janvier 2015.
La Grande Barrière de corail, au large de l'Australie, le 7 janvier 2015. (THIERRY GRUN / ONLY WORLD / AFP)

"Les impacts graves des températures record à la surface de l'eau font que l'état de l'habitat du récif est passé de mauvais à très mauvais", précise l'Autorité du parc marin de cet écosystème unique au monde. 

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C'est le plus vaste ensemble corallien du monde et il est gravement menacé. L'Australie a encore dégradé les perspectives pour la Grande Barrière de corail, les considérant désormais comme "très mauvaises" en raison de l'impact de plus en plus important du réchauffement climatique sur cet écosystème unique.

Dans son rapport quinquennal, l'Autorité du parc marin de la Grande Barrière de corail cite l'élévation de la température de l'océan comme la plus grave menace pour ce site classé au Patrimoine mondial. "Les impacts graves des températures record à la surface de l'eau font que l'état de l'habitat du récif est passé de mauvais à très mauvais", précise l'Autorité, qui est une agence gouvernementale.

"Le réchauffement climatique s'aggrave et est la menace la plus grave pour les perspectives à long terme de la région, poursuit-elle. Une action mondiale d'envergure pour répondre au réchauffement climatique est capitale pour ralentir la dégradation de l'écosystème et la valeur patrimoniale du récif et aider à son rétablissement."

La pollution à l'origine de cette dégradation

L'Autorité du parc marin de la Grande Barrière de corail précise que le site est confronté à des menaces "multiples, qui s'ajoutent et s'aggravent", en citant notamment les ruissellements agricoles et les ravages provoqués par l'acanthaster pourpre, une étoile de mer dévoreuse de coraux qui a proliféré en raison de la pollution.

L'autorité explique que cette dégradation des perspectives pour la Grande Barrière reflète la détérioration depuis 2014 de davantage de portions de l'ensemble qui a subi en 2016 et 2017 deux épisodes de blanchissement sans précédent de ses coraux, un phénomène dû au réchauffement climatique.

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