Canicule et urbanisme : "L'impératif sanitaire passe au-delà de l'impératif de consommation d'énergie"

(THOMAS OLIVA / AFP)

Face aux épisodes de fortes chaleurs de plus en plus fréquents, les urbanistes cherchent à adapter la ville aux changements climatiques. C'est un "impératif sanitaire qui passe bien au-delà de l'impératif de consommation d'énergie", souligne sur franceinfo Marjorie Musie, chercheuse à l'école d'architecture de Nantes.

43 départements sont toujours en vigilance canicule orange ce vendredi. Face à ces épisodes de fortes chaleurs, de plus en plus fréquents, les urbanistes cherchent à adapter la ville aux changements climatiques.

C'est un "impératif sanitaire, qui passe bien au-delà de l'impératif de consommation d'énergie", souligne sur franceinfo Marjorie Musie, chercheuse à l'école d'architecture de Nantes, et directrice adjointe de l'Institut de recherche en sciences et techniques de la ville. "On parle de confort. Et c'est surtout pour éviter les morts prématurés en ville."

"La question des fortes chaleurs pourrait se résoudre très simplement avec de la climatisation en ville sauf que ça réchauffe l'extérieur, donc c'est un cercle vicieux. Donc il faut trouver des solutions naturelles."

La ville se renouvelle assez lentement. En conséquence, les architectes travaillent beaucoup sur les nouveaux quartiers. "Sur les quartiers anciens, on aura du mal à mettre du végétal sur les murs. L'important c'est de préserver le sol naturel qui puisse stocker de l'eau. On peut retravailler sur les chaussées, les trottoirs, les façades. Il y a aussi des techniques qui consistent à arroser les voiries, ce qui pose la question de la ressource en eau."

Marjorie Musie, directrice adjointe de l'Institut de recherche en sciences et techniques de la ville : "On parle de confort. Et c'est surtout pour éviter les morts prématurés en ville."
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