Avec la canicule, le tourisme en juillet se porte mieux en Normandie que sur la Côte d'Azur

La plage de Villers-sur-Mer (Calvados) en Normandie sous le soleil. 
La plage de Villers-sur-Mer (Calvados) en Normandie sous le soleil.  (PHILIPPE THOMAS / FRANCE-BLEU BASSE-NORMANDIE)

Les fortes chaleurs ont permis de multiplier les réservations de dernières minutes en Normandie, en Bretagne et dans l'ouest de la France. 

Le mois de juillet est meilleur que l'an dernier mais la canicule a pesé sur les choix de destinations. À la fin du mois, les professionnels du tourisme tirent le bilan de la première moitié de la saison estivale avec des gagnants et des perdants. 

Les Français partent plus 

Les premières tendances du cru 2019 des vacances de l'été montrent que les Français partent plus en vacances que l'an dernier. Ils sont 1,3 million de plus qu'en 2018 à se déplacer et le nombre de nuitées grimpe de 2 à 4%. Cependant, cette tendance cache des inégalités selon les régions.

Les moins touchées par la canicule ont tiré leur épingle du jeu avec les réservations de dernière minute, constate Didier Arinot, du cabinet protourisme. "On retrouve cette hausse de la fréquentation en Normandie, sur une partie de la Bretagne, sur la façade atlantique et sur les zones de lacs ou de montagnes, explique-t-il. En revanche, c'est plus compliqué pour le tourisme urbain et pour les destinations autour de la Méditerranée avec une saison qui a démarré timidement en Corse, sur la Côte d'Azur ou dans quelques grandes stations de la côte méditerranéenne". 

La canicule a pesé 

Les fortes chaleurs ont changé aussi les habitudes des vacanciers, précise Didier Arinot : "Ils se déplacent moins, ils vont moins au restaurant. Il y a un mouvement de repli, par conséquent ça fait moins de dépenses pour les acteurs du tourisme". Les fortes chaleurs dans les pays méditerranéens expliquent aussi en partie que les Français sont plus nombreux à passer leurs vacances en France. En revanche, certains étrangers délaissent notre pays, comme les Néerlandais car il a aussi fait beau dans le nord de l'Europe.

Le reportage de Grégoire Lecalot
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