VIDEO. Le droit à l'oubli sur internet en passe de devenir une réalité

France 2

Depuis mai dernier, les moteurs de recherche doivent étudier les demandes de particuliers qui souhaitent le retrait de pages dégradantes les concernant sur le web. Un premier pas vers le droit à l'oubli sur internet.

Vidéos de soirées trop arrosées, photos embarrassantes, rien ne s'efface spontanément sur internet. Cela peut avoir de graves conséquences dans la vraie vie.

Malek Mokrani a été la cible d'un harceleur sur le web, qui lui a forgé une réputation d'escroc. Résultat: tous ses projets professionnels ont échoué.

Rendre les liens inaccessibles ou peu visibles

Malek Mokrani a intenté une action en justice pour faire condamner son harceleur, mais il aurait aussi pu se tourner vers Google. La Cour de justice de l'Union Européenne a décidé en mai que les moteurs de recherche avaient l'obligation d'étudier les demandes des particuliers qui souhaitent le retrait d'informations fausses ou diffamatoires sur internet.

"Chaque demande est étudiée au cas par cas, ce n'est absolument pas un procédé algorithmique, tout est manuel pour apprécier justement chacune des décisions", a expliqué Anne-Gabrielle Dauba-Pantanacce, porte-parole de Google France.

Dans 50% des cas, la réponse de Google est favorable, les liens sont rendus inaccessibles. En cas de refus, il est possible de recourir à des entreprises spécialisées, qui feront en sorte que les pages visées soient le moins visible possible. Coût de la prestation: entre 3 000 et 20 000 euros.

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