Tinder s'excite sur Twitter après la parution d'un article sur les aventures d'un soir

L\'entreprise Tinder a dénoncé, le 11 août 2015, un article de \"Vanity Fair\" consacré aux applications de rencontres.
L'entreprise Tinder a dénoncé, le 11 août 2015, un article de "Vanity Fair" consacré aux applications de rencontres. (TINDER / FACEBOOK)

Dans une série de tweets, le réseau social de rencontres a regretté d'être réduit à un rôle d'entremetteur sexuel par une journaliste de "Vanity Fair".

Surtout, ne dites pas à Tinder que ses utilisateurs ne cherchent que aventures éphémères, son petit cœur sensible risquerait de se briser en mille morceaux. Très fleur bleue, le réseau social s'est mis en colère sur Twitter, mardi 11 août, après la parution d'un article de Vanity Fair (en anglais) consacré à la multiplication des coups d'un soir parmi les utilisateurs d'applications de rencontre.

"Tinder et l'aube de l'apocalypse de la rencontre", titre le magazine américain, pour qui "la romance" est de plus en plus "balayée de l'écran". Dans son article, la journaliste Nancy Jo Sales raconte les habitudes de plusieurs célibataires, visiblement plus intéressés par les parties de jambes en l'air que par la recherche de l'âme sœur. Alex, l'un d'entre eux, a par exemple couché avec cinq femmes différentes, toutes rencontrées sur Tinder, en l'espace d'une semaine.

"Cela ne va pas nous dissuader de changer le monde"

"Fait peu connu : le sexe a été inventé en 2012 quand Tinder a été lancé", ironise l'entreprise, qui a répondu via une trentaine de messages sur Twitter, défendant la "génération Tinder". "Oui, certains de nos utilisateurs – des hommes et des femmes  – veulent baiser. Comme dans la vraie vie. Et cela bien avant que Tinder n'ait été créée. Mais nous savons, d'après nos données, qu'il ne s'agit qu'une minorité", répond encore Tinder.

Dans son élan, le community manager de Tinder recommande aussi à l'auteure de l'article de Vanity Fair de "parler à cette journaliste au Pakistan qui vient d'écrire un article sur l'utilisation de Tinder dans un pays où l'homosexualité est illégale". De "parler à nos utilisateurs en Chine ou en Corée du Nord qui parviennent à rencontrer du monde même si Facebook est banni". Ou encore "à tous ces couples – homos et hétéros – qui se sont mariés après une rencontre sur Tinder". L'entreprise assure enfin qu'elle "construit quelque chose qui change le monde", rien que ça.

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