Trois suspects en garde à vue après le démantèlement d'un forum du dark web

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Image d'illustration d'un ordinateur plongé dans le noir. (KARL-JOSEF HILDENBRAND / DPA / AFP)

Ce coup de filet a visé le "French Deep Web-Market" considéré par la cyberdouane comme "l'une des principales plateformes du dark web francophone".

Le parquet de Paris a annoncé, jeudi 13 juin, que trois personnes avaient été placées en garde à vue dans le cadre du démantèlement d'une importante plateforme illégale du dark web. Drogues, armes et faux papiers y étaient trouvables. Les gardes à vue sont survenues dans la nuit du mercredi 12 au jeudi 13 juin.

Ce coup de filet, le deuxième depuis un an, a visé le "French Deep Web-Market", considéré par la cyberdouane comme "l'une des principales plateformes du dark web francophone". Début juin, elle comptait "environ 5 800 utilisateurs, dont plus de 700 vendeurs", selon Le Figaro qui a dévoilé cette opération nationale.

Les suspects ont été arrêtés dans le cadre d'une "enquête confiée à la Direction centrale de la police judiciaire [DCPJ]" pour "complicité de trafic de stupéfiants, d'infractions à la législation sur les armes, d'escroqueries, de faux, usages et fournitures de faux documents administratifs", a indiqué le parquet dans un bref communiqué. Les investigations ont aussi été ouvertes pour "association de malfaiteurs", "mise à disposition d'équipements spécialement conçus pour commettre des atteintes à des systèmes de traitement automatisé de données (STAD)" et "entente formée en vue de commettre des atteintes à des STAD". "Le parquet ne fera aucun autre commentaire à ce stade des investigations", a-t-il averti.

Nice, Metz, Bordeaux ou encore Rennes

Selon Le Figaro, cette opération est la suite d'une surveillance entamée début 2018 par la cyberdouane, un des services d'enquêtes de la Direction nationale du renseignement et des enquêtes douanières (DNRED). Le coup de filet a suivi plusieurs "coups d'achat de stupéfiants" et "s'est déroulée simultanément (...) à Nice, Metz, Bordeaux, Lisieux ou encore Rennes".

Le quotidien précise que "quelques milliers d'euros répartis en diverses cryptomonnaies - dont du bitcoin, litecoin et de l'ether - ont été récupérés par les autorités, ainsi que des cartes de paiement prépayées".

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