Espionnage : des agents russes pris la main dans le sac

FRANCE 3

À La Haye (Pays-Bas), des espions russes ont été pris sur le fait tout près du siège de l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC). Londres (Royaume-Uni) a établi un lien avec l'affaire Skripal tandis que Moscou (Russie) dément. 

Quatre agents russes ont été arrêtés le 13 avril dernier à La Haye (Pays-Bas) devant le siège de l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC). Dans leur voiture, les enquêteurs ont découvert du matériel d'espionnage, dont une antenne WiFi posée sur la plage arrière du véhicule. Pour les services néerlandais, ils tentaient d'infiltrer l'organisation. Ce 13 avril, les agents russes n'étaient sans doute pas là par hasard. Deux jours plus tôt, l'OIAC avait confirmé l'origine russe du poison utilisé contre l'ex-espion Segueï Skripal, alors réfugié en Angleterre.

La Russie dans une position difficilement tenable

L'affaire avait provoqué de fortes tensions diplomatiques. Aujourd'hui, face aux révélations, Londres réagit avec force. "Le gouvernement russe doit savoir que s'il bafoue ainsi le droit international, il y aura des conséquences", a déclaré Jeremy Hunt, le ministre britannique des Affaires étrangères. De son côté, le pouvoir russe dément toute tentative de cyber-espionnage. Une position difficile à tenir alors que le ministère de la Justice américain a inculpé sept Russes jeudi 4 octobre pour espionnage contre l'Agence mondiale Antidopage. Parmi ces agents figurent les quatre arrêtés aux Pays-Bas.

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