Assistants vocaux : un espion dans la maison

En un an, 250 000 exemplaires d'assistants vocaux ont été vendus en France. Y a-t-il un risque pour votre vie privée ?

En Picardie, une famille s'est récemment agrandie. Les deux enfants, Tom et Enzo, ont un nouveau compagnon : un petit objet à qui ils peuvent donner des ordres. Cette drôle de petite machine est aussi capable de tenir une conversation à table. C'est une enceinte connectée qui leur permet de contrôler à la voix toute leur maison : l'aspirateur robot, les volets ou la lumière. Ils peuvent également accéder à des services sur internet.

Pour en acheter une, il faut compter une cinquantaine d'euros pour la Google Home ou l'Echo d'Amazon et plus de 300 € pour l'HomePod, le premier modèle d'Apple. Mais comment fonctionnent-elles ? Votre requête vocale est enregistrée par une intelligence artificielle puis envoyée par wifi vers votre box. Elle est ensuite transmise dans le cloud du fabricant de l'enceinte où des serveurs cherchent la réponse sur internet. Cette réponse est ensuite renvoyée chez vous, sous forme de voix, transmise par l'enceinte. Les géants d'internet se battent pour imposer leurs enceintes.

Des incidents relevés à l'étranger

Mais l'intelligence de ce petit objet à l'apparence inoffensive pourrait-elle se retourner contre nous ? À l'étranger, des incidents ont semé le trouble. En Angleterre, un perroquet a réussi à passer commande sur Amazon. Aux États-Unis, la conversation d'un couple a été enregistrée à leur insu et envoyée par mail à l'un de leur contact. Malgré tout, grâce à leurs nouvelles possibilités, ces enceintes séduisent. Et 100 millions ont déjà été vendues dans le monde.

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