"Tu te calmes !" : la vidéo d'un prêtre qui gifle un enfant devient virale

La nef de l\'église Saint-Gervais-Saint-Protais, à Gisors, dans l\'Eure (photo d\'illustration).
La nef de l'église Saint-Gervais-Saint-Protais, à Gisors, dans l'Eure (photo d'illustration). (MANUEL COHEN / AFP)

L'homme d'église a été sanctionné par son diocèse. 

Des caresses maladroites et une violente claque dans la figure. La vidéo d'un prêtre giflant un enfant lors de sa cérémonie de baptême est devenue virale sur Twitter, jeudi 21 juin. Dans cette vidéo d'une quarantaine de secondes, que nous avons choisi de ne pas diffuser, on peut voir un prêtre intimer en français à un jeune enfant en pleurs de se calmer, avant de lui asséner une gifle.

Le geste surprend les témoins de la scène, comme cette femme, qui explique à l'ecclésiastique : "Il a peur, c'est pas un caprice." À la fin de la vidéo, un homme, apparemment un proche de l'enfant, récupère ce dernier des bras du prêtre.

Indignation sur les réseaux sociaux

La vidéo a suscité l'indignation de nombreux internautes, qui critiquent à la fois la violence du prêtre et le temps de réaction des proches de l'enfant.

Contacté par franceinfo jeudi, le service communication de l'Église catholique en France assurait n'avoir "aucune information" concernant "l'identité du prêtre" ou le lieu du baptême. Le cas échéant, il reviendrait au diocèse concerné de prendre des sanctions, explique l'institution au Huff Post. Vendredi dans la journée, le diocèse de Meaux indique à franceinfo que l'homme d'église, qui exerce sur son secteur, a été "suspendu de toute célébration de baptême et de mariage". Le prêtre, lui, précise qu'il "met fin à son ministère" et qu'il s'agissait de son "dernier baptême"

>> "J'espérais le calmer" : suspendu par son diocèse, le prêtre qui a giflé un enfant pendant son baptême s'explique

La famille insultée

Les parents de l'enfant ont déposé plainte "à l’encontre du prêtre qui a violenté leur fils", affirmait une journaliste du Figaro sur Twitter, jeudi. Les proches du petit garçon n'ont par ailleurs "jamais souhaité que ces images soient diffusées sur internet""Depuis la publication de cette vidéo, ils sont au plus mal et reçoivent une multitude de messages d’insultes", précise-t-elle.