Réouverture des musées : photographier des fesses (de statues), le nouveau challenge sur Twitter

Photos postées dans le cadre du BestMuseumBum, un défi lancé sur les réseaux sociaux aux musées du monde entier. Avec des images du musée des Arts et Métiers, du Bradford Museum, du musée du quai Branly Jacques-Chirac, du musée archéologique de Naples et de la Wallace Collection. 
Photos postées dans le cadre du BestMuseumBum, un défi lancé sur les réseaux sociaux aux musées du monde entier. Avec des images du musée des Arts et Métiers, du Bradford Museum, du musée du quai Branly Jacques-Chirac, du musée archéologique de Naples et de la Wallace Collection.  (CAPTURE D'ÉCRAN)

Des musées du monde entier participent au challenge #BestMuseumBum et prennent en photo les derrières de leurs œuvres d'art. Ils incitent les internautes à faire de même. Une manière de contribuer à la réouverture des établissements.

Photographier des fesses d'œuvres d'art, c'est le nouveau challenge qui circule sur Twitter avec le #BestMuseumBum (meilleures fesses de musées). Le défi est apparu au musée archéologique de Yorkshire au Royaume-Uni, pour mettre en avant les œuvres et donner envie au public de retourner dans les lieux culturels. En France, plusieurs musées et internautes se prêtent désormais au jeu.

Relancer le musée après la crise sanitaire

Les fesses de la Vénus de Milo au Louvre ou encore le postérieur du David de Michel-Ange à Florence ont beaucoup amusé l'équipe du Musée des arts et métiers à Paris, qui a donc cherché l'œuvre parfaite au sein de sa collection. "Il n'y a pas que des paires de fesses féminines, il y en a aussi des masculines, explique Olivier Gillot, responsable des publics. Sans oublier les paires de fesses d'avions, de voitures ou de tout autre objet !"

Leur choix s'est finalement porté sur La Joueuse de tympanon, un automate en bois fabriqué en 1784 par Pierre Kintzing. L'équipe affirme que, quelques jours après la réouverture du musée, ce challenge tombe au bon moment. "Ça apporte de la légèreté, et aujourd'hui on se rend compte que les gens en ont besoin. Ils sont fatigués, ils ont été enfermés pendant un moment, poursuit Olivier Gillot. Ce type de challenge contribue aussi à relancer la machine. L'avantage, c'est que ça donne un regard un peu décalé et coquin sur des collections qui peuvent paraître très sérieuses de prime abord."

Des visiteurs actifs au sein des musées

Les internautes se prennent également au jeu : après avoir visité le Musée d'arts de Nantes, Jean-Baptiste aussi a partagé quelques fessiers sur Twitter. "Cela permet vraiment à un visiteur lambda de voir le musée différemment et surtout d'être acteur. Cette fois-ci, c'est aussi lui qui va chercher le détail."

À ce jour, ce sont des centaines d'œuvres qui ont été partagées par des musées et internautes du monde entier, depuis les États-Unis, l'Italie, la Grèce ou encore la Russie. À Paris, outre le Musée des arts et métiers, la cinémathèque française et le quai Branly ont pris part à ce challenge.

Photographiez des fesses (de statues) : le reportage de Cyrille Ardaud
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