Facebook, Microsoft, Twitter et YouTube s'allient pour identifier les "contenus terroristes"

Le logo de Facebook sur un smartphone, à Londres, en novembre 2016.
Le logo de Facebook sur un smartphone, à Londres, en novembre 2016. (JUSTIN TALLIS / AFP)

Les quatre entreprises américaines veulent créer une base de données commune comprenant les "empreintes digitales" numériques de photos ou de vidéos de propagande.

Facebook, Microsoft, Twitter et YouTube ont annoncé, lundi 5 décembre, un partenariat à l'échelle mondiale visant à identifier plus rapidement les "contenus à caractère terroriste" sur leurs plateformes. Les quatre entreprises américaines ont prévu de créer une base de données commune, comprenant les "empreintes digitales" numériques de photos ou de vidéos de propagande et de recrutement retirées de leurs plateformes.

"En partageant ces informations les unes avec les autres, nous pouvons utiliser [ces empreintes numériques] pour aider à identifier des contenus potentiellement terroristes sur nos plateformes grand public respectives", expliquent-elles. Aucun message ne sera toutefois retiré ou bloqué automatiquement. Chaque entreprise devra évaluer si les contenus identifiés enfreignent ses propres règles.

D'autres firmes pourraient être impliquées

Chacune décidera également indépendamment des images et des vidéos qu'elle décide d'ajouter à la base commune. Les géants du web précisent vouloir commencer avec les images et les vidéos "les plus extrêmes et flagrantes" retirées de leurs plateformes, et donc "les plus susceptibles de violer les règles de toutes nos entreprises".

Microsoft, Facebook, Twitter et YouTube disent aussi vouloir examiner "comment impliquer des entreprises supplémentaires à l'avenir". Mais ils insistent sur le fait que chacun d'entre eux continuera de traiter de manière indépendante les demandes d'informations ou de retrait de contenus émanant des gouvernements ou des forces de l'ordre. 

Cette initiative intervient alors que les Etats-Unis, la Commission européenne et une série d'autres gouvernements ont multiplié les appels à intensifier la lutte contre la propagande jihadiste en ligne sur les réseaux sociaux.

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