Un bouton "J'aime pas" sur Facebook, Zuckerberg n'aime pas

Le patron de Facebook, Mark Zuckerberg, le 9 octobre 2014 à New Delhi (Inde), lors d\'un sommet sur internet.
Le patron de Facebook, Mark Zuckerberg, le 9 octobre 2014 à New Delhi (Inde), lors d'un sommet sur internet. ( ADNAN ABIDI / REUTERS)

Le jeune patron de Facebook dit craindre que les boutons "J'aime" et "J'aime pas" se transforment en un mécanisme de vote pour juger les contenus publiés.

Le patron de Facebook Mark Zuckerberg veut que les utilisateurs de son réseau social puissent exprimer rapidement leurs sentiments. Mais l'idée d'un bouton "J'aime pas" ne l'emballe pas. Il l'a confirmé lors d'une session publique de questions-réponses jeudi 11 décembre au soir en Californie.

L'une des caractéristiques de Facebook est la possibilité pour ses membres de montrer leur appréciation des contenus qui y sont publiés en cliquant sur un bouton "J'aime". Mais certains réclament depuis longtemps un bouton exprimant le sentiment inverse, faisant valoir qu'il est délicat "d'aimer" une annonce de décès ou d'autres événements tristes dans la vie de ses amis.

Aucun changement à attendre dans l'immédiat

"Nous ne pensons pas que ce soit quelque chose de bénéfique pour le monde", a estimé le jeune milliardaire. Il a notamment dit craindre que ces deux boutons se transforment en un mécanisme de vote pour juger les contenus publiés. Certains analystes soulignent aussi que Facebook ne prendrait pas le risque d'irriter les annonceurs publicitaires en donnant à ses utilisateurs un moyen rapide de critiquer leurs messages.

Le patron de Facebook trouve toutefois intéressant que les utilisateurs veuillent exprimer "davantage de sentiments". "Nous discutons de la bonne manière pour permettre aux gens d'exprimer un large éventail d'émotions", a-t-il indiqué, citant par exemple l'empathie, la surprise ou le rire. Aucun changement ne semble toutefois se profiler dans l'immédiat. "Nous devons trouver le bon moyen de le faire, pour que cela soit une force bénéfique et pas une force maléfique, dégradante pour les contenus que les gens publient", a insisté Mark Zuckerberg. 

 

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