Le PDG de Facebook souhaite une réglementation spécifique pour les contenus en ligne

Le PDG de Facebook, Mark Zuckerberg, lors de la Conférence sur la sécurité de Munich (Allemagne), le 15 février 2020.
Le PDG de Facebook, Mark Zuckerberg, lors de la Conférence sur la sécurité de Munich (Allemagne), le 15 février 2020. (TOBIAS HASE / DPA / AFP)

Le PDG de Facebook s'est prononcé pour la mise en place d'une "réglementation spécifique sur les contenus nuisibles" en ligne.

Le contenu en ligne devrait être soumis à une réglementation intermédiaire entre celle qui régit les opérateurs télécoms et celle couvrant l'industrie des médias, a déclaré Mark Zuckerberg lors d'une conférence sur la sécurité à Munich (Allemagne), samedi 15 février. "Je pense qu'il devrait y avoir une réglementation spécifique sur les contenus nuisibles (...) Il faut se poser la question du cadre réglementaire que l'on utilise pour ça", a déclaré le PDG de Facebook lors d'une session de questions-réponses.

"Il existe en ce moment deux cadres réglementaires : celui des journaux et médias, et celui des opérateurs de télécoms. Pour ce dernier, il est considéré que 'les données ne font qu'être retransmises par vous'. Vous n'allez pas rendre un opérateur de télécoms responsable si jamais quelqu'un tient des propos préjudiciables à travers une ligne de téléphone, a-t-il poursuivi. Je pense qu'il devrait y avoir quelque chose entre les deux [cadres réglementaires]."

Plus d'un million de faux profils suspendus chaque jour

S'adressant à des chefs d'Etat et leurs responsables de la sécurité, le PDG de Facebook a par ailleurs assuré que le réseau social avait renforcé sa lutte contre l'ingérence électorale en ligne. Les géants du numérique sont soumis à une pression de plus en plus forte pour mieux combattre les Etats et groupes politiques qui utilisent leurs plates-formes dans le but de faire circuler rumeurs et fausses informations. Mark Zuckerberg a dit employer plus de 35 000 personnes pour examiner le contenu en ligne et faire appliquer les règles de sécurité. Facebook suspend plus d'un million de faux profils par jour, a-t-il ajouté, en précisant que la plupart d'entre eux sont détectés quelques minutes après leur création.

"Notre budget est plus important aujourd'hui que les revenus que nous engrangions lorsque l'entreprise est entrée en bourse en 2012, quand nous avions un milliard d'utilisateurs, a-t-il indiqué. Je suis fier de nos résultats, mais nous resterons vigilants."

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