Instagram bloque un partenaire publicitaire qui a collecté des millions de données

Le logo d\'Instagram en Allemagne, en mars 2019.
Le logo d'Instagram en Allemagne, en mars 2019. (PICTURE ALLIANCE / GETTY IMAGES)

La start-up américaine Hyp3r a notamment sauvegardé les photos des "stories" dont la durée de vie est normalement limitée à 24 heures.

Le réseau social Instagram, propriété de Facebook, a coupé l'accès à sa plateforme à une start-up publicitaire américaine, Hyp3r. Celle-ci est accusée d'avoir utilisé abusivement les données partagées par les utilisateurs d'Instagram, selon un communiqué de la plateforme publié jeudi 8 août. 

"Les pratiques de Hyp3r n'étaient pas approuvées et enfreignent nos règles", et "par conséquent, nous les avons retirées de notre plateforme", a indiqué le réseau de partage d'images, qui revendique un milliard d'utilisateurs dans le monde.

D'après le média en ligne Business Insider (article en anglais), la société Hyp3r, basée à San Francisco (Californie, Etats-Unis), a recherché et sauvegardé les données partagées publiquement par des "millions d'utilisateurs Instagram" visitant certains lieux (hôtels, casinos, aéroports, clubs de sports...) afin de construire des descriptions détaillées de personnes exploitées ensuite par des annonceurs.

Compilation des biographies et des "stories" 

Selon des captures d'écran des interfaces de Hyp3r et des informations du média, la société compilait les allées et venues des utilisateurs, leurs biographies personnelles et même les photos des "stories" dont la durée de vie est normalement limitée à 24 heures.

Le volume de données obtenues et sauvegardées par Hyp3r n'est pas connu. La société se vantait d'avoir constitué "une base de données unique de centaines de millions de consommateurs de haute valeur dans le monde".

La question de la confidentialité des données des utilisateurs de réseaux sociaux est un sujet particulièrement sensible pour Facebook. Le réseau social s'est vu imposer une amende record de 5 milliards de dollars par les autorités fédérales américaines en juillet pour avoir "trompé" les utilisateurs sur leur capacité à contrôler la confidentialité de leurs informations personnelles.

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