Facebook a laissé des groupes chinois, dont Huawei, accéder aux données de ses usagers

L\'icône de l\'application Facebook sur un smartphone, en Allemagne, le 31 mai 2018.
L'icône de l'application Facebook sur un smartphone, en Allemagne, le 31 mai 2018. (FABIAN SOMMER / DPA / AFP)

Le fabricant de téléphones Huawei est accusé par les autorités américaines d'être un bras armé technologique de Pékin.

Des révélations qui ne risquent pas de redorer le blason de Facebook. Le réseau social a révélé, mardi 5 juin, que le chinois Huawei faisait partie des fabricants de smartphones qui avaient eu accès à des données de ses utilisateurs. Une annonce qui a provoqué la colère de parlementaires américains qui considèrent cette entreprise comme le bras armé technologique de Pékin.

"Huawei est le troisième plus grand fabricant d'appareils mobiles dans le monde et ses appareils sont utilisés partout dans le monde, notamment aux États-Unis. Facebook, comme d'autres entreprises technologiques américaines, a travaillé avec lui, et d'autres fabricants chinois, pour rendre compatible [Facebook] dans leurs téléphones", a indiqué le réseau social, confirmant une information du New York Times (article en anglais).

Ce processus visant à rendre Facebook compatible avec les smartphones des groupes chinois Huawei, Lenovo, OPPO et TCL "était contrôlé depuis le départ" par la société de Mark Zuckerberg, se défend la groupe. II précise que toutes les informations permettant de rendre Facebook compatible avec les téléphones Huawei étaient stockées dans l'appareil et non les serveurs de Huawei.

Colère les autorités américaines

Ces révélations ont déclenché la colère de Mark Warner, vice-président de la commission sénatoriale sur le renseignement. Comme d'autres parlementaires américains, il juge que Huawei est une menace pour la sécurité nationale.

"Que Facebook ait laissé des fabricants d'appareils comme Huawei et TCL accéder à ses interfaces soulève des inquiétudes légitimes et j'ai hâte de savoir comment Facebook s'est assuré que les informations sur ses usagers n'étaient pas arrivées jusqu'à des serveurs chinois", a réagi le sénateur démocrate dans un communiqué.