Des applications accusées d'envoyer des données personnelles sensibles à Facebook

Facebook récupère des données personnelle, venues d\'autres applications, même si l\'usager n\'a pas de compte Facebook, selon le \"Wall Street Journal\".
Facebook récupère des données personnelle, venues d'autres applications, même si l'usager n'a pas de compte Facebook, selon le "Wall Street Journal". (MACIEJ LUCZNIEWSKI / NURPHOTO / AFP)

Le réseau social explique qu'il interdit à ces "apps" de lui faire parvenir des informations sensibles des usagers.

Une accusation de plus contre Facebookcloué au pilori depuis près d'un an pour sa gestion, jugée pour le moins opaque voire trompeuse, des données personnelles de ses usagers. Le réseau social est accusé de récupérer des données personnelles sensibles et intimes, comme des informations relatives à la santé, venues d'autres applications. Et ce, même si l'usager n'a pas de compte Facebook. Le Wall Street Journal (en anglais) le révèle, vendredi 22 février.

Certaines applications sur smartphone utilisent un outil d'analyse de l'activité de l'usager appelé App Events, mis au point par le réseau social et qui capte des données et les envoient à Facebook, explique le Wall Street Journal, qui assure avoir effectué une batterie de tests. Et ce, sans que l'usager de l'application ne s'y soit connecté par son "login" Facebook ou même sans qu'il ait lui-même un compte, et sans que cela soit explicitement signalé à l'utilisateur, affirme le journal, qui a identifié ces pratiques pour une dizaine d'applications "populaires".

Cycles menstruels, poids, habitudes de shopping...

Parmi ces données collectées figurent des infos très sensibles, poursuit le WSJ, citant l'exemple d'une application qui sert à surveiller ses périodes d'ovulation et dans laquelle l'utilisatrice rentre les dates de ses cycles menstruels. Selon les tests du WSJ, ces données, mais aussi le poids ou des habitudes en matière de shopping sont envoyées à Facebook à l'insu des usagers.

Base du modèle économique de Facebook ou Google, les données personnelles sont aspirées et moulinées par ces entreprises, via des petits logiciels d'analyse. Elles servent à cibler la publicité. De son côté, le réseau social explique que s'il collecte bien certaines données via des "apps" externes, il interdit à ces dernières de lui faire parvenir des informations sensibles des usagers. Facebook compte 2,3 milliards d'usagers actifs.

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