Danemark : plus de 1 000 jeunes poursuivis pour la diffusion de "sex-tapes" via Facebook

Le logo de Facebook dans les bureaux du réseaux social à Dublin, en Irlande, le 22 ocotbre 2015.
Le logo de Facebook dans les bureaux du réseaux social à Dublin, en Irlande, le 22 ocotbre 2015. (CHRISTOPH DERNBACH / DPA / AFP)

Les documents ont été diffusés sur le réseau social entre 2015 et l'automne 2017, et partagés par quelque 800 garçons et 200 filles, dont la plupart âgés de 15 à 20 ans. 

Plus de 1 000 jeunes sont poursuivis au Danemark pour avoir diffusé les vidéos des ébats de deux adolescents de 15 ans, via la messagerie de Facebook, ont annoncé les autorités locales, lundi 15 janvier. Le réseau social a saisi les autorités américaines après avoir été informé de l'existence de deux vidéos et d'une photo datant de 2015, montrant un garçon et une fille ayant des rapports sexuels consentis. Les autorités danoises ont ensuite été alertées par Europol.

Les documents ont été diffusés sur le réseau social entre 2015 et l'automne 2017, et partagés par quelque 800 garçons et 200 filles, dont la plupart âgés de 15 à 20 ans. La police a annoncé avoir lancé des poursuites à l'encontre de chacun d'entre eux."Il s'agit d'une affaire très vaste et complexe dont l'enquête a pris beaucoup de temps, notamment en raison du nombre important [de personnes] poursuivies", a indiqué dans un communiqué l'inspecteur en chef de la police du Nordsjaelland.

Jusqu'à 20 jours de prison avec sursis

L'âge du consentement sexuel est fixé à 15 ans au Danemark. Mais la loi du pays scandinave dispose que la diffusion de messages à caractère sexuel impliquant des personnes de moins de 18 ans constitue un délit de pornographie infantile, pouvant conduire à une peine maximale de six ans d'emprisonnement.

S'ils sont reconnus coupables, les suspects dans cette affaire pourraient s'en sortir avec une simple amende ou une peine de 20 jours de prison avec sursis, susceptible d'être inscrite pendant dix ans dans leur casier judiciaire, a indiqué la police. "Nous prenons cette affaire très au sérieux car elle a de graves conséquences pour les personnes impliquées, à partir du moment où ce type de documents est diffusé", a ajouté l'inspecteur en chef de la police du Nordsjaelland.