Christchurch : avec les nouvelles règles de diffusion des vidéos, le tueur "n'aurait pas pu utiliser le Live", assure le directeur général de Facebook France

franceinfo

Le directeur général de Facebook France Laurent Solly annonce mercredi sur franceinfo de nouvelles restrictions à la diffusion de vidéos en direct sur sa plateforme, qui auraient pu éviter la diffusion du massacre de Christchurch en mars dernier en Nouvelle-Zélande.

Facebook annonce mercredi 15 mai de nouvelles restrictions à la diffusion de vidéos en direct sur sa plateforme, une mesure qui aurait permis d'éviter que le tueur de Christchurch (Nouvelle-Zélande) n'utilise Facebook Live pour diffuser le massacre de 51 personnes dans des mosquées mi-mars pendant 17 minutes, a estimé le directeur général de Facebook France Laurent Solly sur franceinfo. "Si cette mesure avait eu lieu, il n'aurait pas pu utiliser le Live", a-t-il assuré.

Les règles d'utilisation durcies

"Cela a été un acte horrible, tragique pour la Nouvelle-Zélande et pour le monde entier, qui nous a tous choqués. Et face à cette diffusion de cette vidéo - 17 minutes c'est bien trop, trente secondes c'est trop, une seconde c'est trop. Bien sûr qu'il faut prendre des décisions", a expliqué Laurent Solly, avant de détailler deux mesures "importantes" prises par Facebook. "La première, c'est que nous durcissons les règles d'utilisation de Facebook Live. Nous allons interdire à des utilisateurs qui auraient enfreint nos règles les plus sensibles et les plus strictes de sécurité l'utilisation du Live", annonce le directeur général.

Si vous postez un contenu, si vous postez un lien lié à une personne ou à un groupe terroriste ou qui propage la haine, vous êtes immédiatement sanctionné, vous ne pouvez plus utiliser Facebook Live.

Laurent Solly

à franceinfo

La seconde mesure concerne "la lutte contre les contenus manipulés" sur Facebook, via un partenariat de recherche avec trois universités américaines doté de 7,5 millions de dollars (6,7 millions d'euros) pour améliorer les capacités d'analyse des images sur le réseau social.

Après l'attentat de Christchurch, "en 24 heures, sur Facebook, nous avons bloqué plus de 1,2 million de vidéos, mais nous avons constaté qu'un peu moins d'un millier de vidéos avaient été manipulées, changées, que certaines secondes avaient été coupées, remontées, pour pouvoir s'affranchir des barrières, notamment de nos outils d'intelligence artificielle." Ce programme de recherche devra donc "améliorer les dispositifs" de Facebook "pour lutter contre la manipulation des contenus", souligne le directeur général de Facebook France.

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