Attentat à Strasbourg : les thèses complotistes séduisent dans les rangs des "gilets jaunes"

FRANCEINFO

Perpétré en pleine semaine de mobilisation des "gilets jaunes", l'attentat à Strasbourg (Bas-Rhin) fait l'objet de rumeurs sur les réseaux sociaux qui séduisent des manifestants. 

Maxime Nicolle est l'un des porte-parole les plus médiatiques du mouvement des "gilets jaunes". Extrait d'un de ses discours : "Si c'était un attentat, dites-vous bien que le mec qui veut faire un attentat vraiment, il n'attend pas qu'il y ait trois personnes dans une rue le soir à 20 heures, il va en plein milieu des Champs-Élysées quand il y a des millions de personnes et il se fait exploser, ça, c'est un attentat, le reste, c'est des effets pour faire peur". Il tient ce genre de propos complotistes sur l'attentat de Strasbourg (Bas-Rhin) et sur les groupes Facebook des "Gilets jaunes", ce n'est pas le seul. D'autres internautes crient à la conspiration.

Pourquoi des thèses complotistes ?

Après chaque attentat elles apparaissent. Mais pourquoi y a-t-il des thèses complotistes ? "Ce que j'ai pu remarquer en me baladant sur les groupes Facebook des 'Gilets jaunes', c'est que les témoignages de simples gens sont parfois considérés comme plus crédibles, plus sincères, sans agenda et ont plus de valeur auprès des autres personnes qui les voient que ce qui est produit par les médias ou le discours politique ou des spécialistes", explique Tristan Mendès France, enseignant au Celsa-Sorbonne Université, à Franceinfo. "

Comment ces théories du complot se développent-elles sur les réseaux sociaux ? "C'est leur visibilité aujourd'hui, avec les plateformes sociales et les algorithmes qui font qu'on les voit de façon un peu plus flagrante, poursuit l'enseignant. Tout simplement parce que ces algorithmes favorisent la visibilité de contenus clivants, choquants, affectifs et également affinitaires". Sur certains groupes Facebook, on a réagi rapidement après les événements de Strasbourg. Des messages ont été postés pour expliquer l'arrêt temporaire des publications "par respect pour les victimes".

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