En France, l'"Ice Bucket Challenge" ne fait pas vraiment recette

Le pilote automobile Daniel Ricciardo participe au \"Ice Bucket Challenge\", le 24 août 2014, lors du Grand Prix de Belgique de F1.
Le pilote automobile Daniel Ricciardo participe au "Ice Bucket Challenge", le 24 août 2014, lors du Grand Prix de Belgique de F1. (DPPI / AFP)

Si elles se félicitent de l'initiative lancée dans leur intérêt, les associations qui luttent contre la maladie de Charcot ne croulent pas encore sous les dons.

Un seau d'eau glacé sur la tête, ou un don à une association de lutte contre la maladie de Charcot. Depuis une dizaine de jours, l'"Ice Bucket Challenge" fait le tour d'internet. Célébrités et anonymes se relaient pour participer à ce défi, et l'association américaine ALS, qui reçoit l'écrasante majorité des dons, a le sourire : en un mois, elle a perçu 79,7 millions de dollars, soit 60 millions d'euros, a-t-elle annoncé lundi 25 août. Un montant 32 fois supérieur à celui reçu l'année précédente.

Mais pour les cousines françaises de l'association ALS, le frisson glacé de l'"Ice Bucket Challenge" tarde à se faire sentir. Si l'Association pour la recherche sur la sclérose latérale amyotrophique (ARSLA) indique à Europe 1 avoir vu les dons "quadrupler la semaine dernière", son directeur délégué, qui préfère ne pas donner de chiffre, estime qu'il est "trop tôt pour parler de vague". Aucune célébrité française ne lui a pour l'instant envoyé de chèque, mais les personnalités "ont très bien pu donner à l'association américaine", précise la radio.

"200 euros à tout casser"

Pour les Papillons de Charcot, autre association française de lutte contre la maladie du même nom, l'effet "Ice Bucket Challenge" tarde aussi à se faire sentir. "On n'est pas devenus riches du jour au lendemain", explique son président à Europe 1.

"On a reçu 200 euros à tout casser la semaine dernière. En gros, on parle de 10 personnes qui ont donné 20 euros chacune". Les associations se félicitent tout de même du phénomène, qui a permis de mieux faire connaître la sclérose latérale amyotrophique, une maladie neurodégénérative qui conduit à une paralysie. Et espèrent que les euros pleuvront autant que les glaçons.