Des milliers d'employés de Google manifestent à travers le monde pour dénoncer la gestion du harcèlement sexuel au sein de l'entreprise

Des \"Googlers\" dénoncent la gestion du harcèlement sexuel au sein leur entreprise, à Mountain View en Californie, le 1er novembre 2018.
Des "Googlers" dénoncent la gestion du harcèlement sexuel au sein leur entreprise, à Mountain View en Californie, le 1er novembre 2018. (STEPHEN LAM / REUTERS)

Le quotidien "New York Times" a révélé que l'entreprise avait couvert ces dernières années une série de cas de harcèlements sexuels impliquant des hauts responsables.

De Singapour à New York, en passant par Londres... Des milliers d'employés de Google ont observé jeudi 1er novembre un arrêt de travail pour dénoncer la gestion du harcèlement sexuel au sein de l'entreprise. Ce mouvement social, le premier de cette ampleur au sein de cette entreprise, est parti d'un article (en anglais) du New York Times paru la semaine dernière. Le quotidien affirmait que Google avait couvert ces dernières années une série de cas de harcèlements sexuels impliquant des hauts responsables, dont Andy Rubin, créateur du système d'exploitation mobile Android, parti du groupe en 2014 avec une indemnité de 90 millions de dollars (près de 80 millions d'euros). Andy Ruby a nié ces allégations.

Treize responsables renvoyés en deux ans

Au siège social du groupe, à Mountain View (Californie), des milliers de salariés –surnommés "Googlers"– se sont rassemblés entre les nombreux bâtiments du campus en pleine Silicon Valley. En Asie, les rassemblements ont débuté à Singapour puis à Tokyo et à Hyderabad (Inde). Le mouvement a ensuite gagné l'Europe, à Dublin, Londres, ou encore Zurich.

Le PDG de Google, Sundar Pichai, a fait savoir dans une déclaration écrite qu'il soutenait les employés qui choisissaient de faire grève. Selon lui, Google a "adopté une position très stricte" concernant les comportements inadéquats ces dernières années, mais "des moments comme celui-ci montrent que nous ne l'avons pas toujours fait correctement"

Après l'article du New York Times, Sundar Pichai avait envoyé un courriel aux employés indiquant que 48 salariés, dont 13 hauts responsables, avaient été renvoyés pour harcèlement sexuel ces deux dernières années, sans indemnité. En 2017, les femmes représentaient seulement 31% des salariés chez Google, et 25% des responsables.

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