Après son divorce, Jeff Bezos gardera le contrôle de ses actions Amazon (et de sa fortune)

Jeff Bezos, le 19 septembre 2018 lors d\'une conférence à Oxon Hill (Etats-Unis).
Jeff Bezos, le 19 septembre 2018 lors d'une conférence à Oxon Hill (Etats-Unis). (JIM WATSON / AFP)

La future ex-femme du patron d’Amazon va laisser à Jeff Bezos 75 % des actions que détenait le couple.

Le milliardaire américain Jeff Bezos, fondateur et patron d'Amazon, conservera bien la garde du trésor familial après son divorce : le contrôle des actions du couple dans son groupe. Sa future ex-femme, MacKenzie Bezos, a annoncé, jeudi 4 avril, sur Twitter qu'elle prévoyait de lui laisser à l'issue de leur séparation 75% de leurs titres.

Elle conservera donc 25% des actions qu'ils possédaient ensemble, soit 4% du capital d'Amazon. Ce qui représente environ 36 milliards de dollars au cours de Bourse actuel. Surtout, elle concède à Jeff Bezos tous les droits de vote sur l'ensemble de leurs actions.

MacKenzie Tuttle, de son nom de naissance, a rencontré Jeff Bezos en 1992, avant qu'il ne fonde dans le garage de leur maison ce qui est devenu un empire du commerce en ligne. Elle en avait été l'une des premières salariées. Elle aurait théoriquement pu prétendre à la moitié de leur patrimoine.

L'annonce inattendue de la séparation du couple en janvier, après 25 ans de mariage, avait fait naître de nombreuses questions sur les modalités de scission de sa fortune, estimée à environ 150 milliards de dollars par le magazine Forbes, et sur le contrôle d'une société valant actuellement 890 milliards de dollars en Bourse.

Photos intimes, chantage, et bras de fer avec un tabloïd proche de Trump

Jeff Bezos, 55 ans, plutôt discret de nature, est entré de plain-pied dans la rubrique people en janvier quand il a annoncé son divorce, avant la révélation par un hebdomadaire à sensation, National Enquirer, de sa relation avec une autre femme. Quelques semaines plus tard, le milliardaire se retrouvait au coeur d'un scandale retentissant à base de complot, de chantage, de maîtresse et de photos coquines.

Menacé, selon lui, de chantage à la photo dénudée par le National Enquirer, un tabloïd appartenant à un proche du président américain Donald Trump, il n'avait pas hésité à contre-attaquer en révélant publiquement l'affaire, quitte à étaler sa vie privée au grand jour et à jeter en pâture les détails croustillants des photos que l'hebdomadaire menaçait de publier.

Après avoir retweeté le message jeudi de sa femme, M. Bezos l'a remerciée dans un tweet distinct pour "son soutien et sa gentillesse durant ce processus".

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