Amazon : une mobilisation internationale contre les "promos sur le dos des salariés"

Une employée de l\'entreprise Amazon, le 5 février 2019, dans un centre de traitement à Staten Island, aux Etats-Unis.
Une employée de l'entreprise Amazon, le 5 février 2019, dans un centre de traitement à Staten Island, aux Etats-Unis. (JOHANNES EISELE / AFP)

Des mobilisations ont eu lieu notamment aux Etats-Unis, en Allemagne, en France et au Royaume-Uni.

"Nous sommes des humains, pas des robots." Des milliers de salariés d'Amazon ont organisé, lundi 16 juillet, un mouvement de contestation coordonné en Europe et aux Etats-Unis pour réclamer une amélioration de leurs conditions de travail à l'occasion des journées de super-promotions "Prime Day".

Aux Etats-Unis, les salariés d'un entrepôt d'Amazon du Minnesota ont ainsi débrayé, bloquant brièvement quelques camions. "Nous créons beaucoup de richesses pour Amazon, mais ils ne nous traitent pas avec le respect et la dignité que nous méritons", a expliqué l'un des grévistes dans un communiqué.

En Allemagne, la grève contre "les promos sur le dos des salaires" a mobilisé "plus de 2 000" salariés sur sept sites, a déclaré Verdi, le premier syndicat allemand du secteur tertiaire. "Amazon offre ces rabais aux clients aux dépens des salaires de ses propres employés et en fuyant les négociations collectives", déplore le syndicat allemand. La direction locale du groupe avait déclaré en amont ne prévoir aucune perturbation dans ses livraisons de commandes.

"Obligés d'uriner dans des bouteilles en plastique"

Lundi, Amazon a assuré être honnête vis-à-vis de ses employés en Allemagne. "Amazon prouve chaque jour qu'on peut être un employeur honnête et responsable vis-à-vis de ses employés en Allemagne sans accord collectif", a déclaré le groupe dans un communiqué.

En France, la mobilisation concerne le site de Lauwin-Planque, dans le Nord, avec une faible mobilisation des 2 500 salariés, selon la direction. En signe de solidarité, des rassemblements d'employés étaient aussi prévus à Madrid et aux portes de plusieurs sites au Royaume-Uni. "Nous avons reçu des informations horrifiantes sur des employés obligés d'uriner dans des bouteilles en plastique faute de pouvoir aller aux toilettes", a écrit dans un communiqué le syndicat britannique GMB.

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