Immersion : retour à Lejaby

Ce direct est terminé et sera disponible en rattrapage dans quelques minutes.

Elles avaient été licenciées et avaient fait le choix de se lancer dans la création de leur propre marque. 1 an après, les petites mains de l'atelier ont du travail mais elles viennent de lancer un plan de recapitalisation. Christiane ouvre toujours l'atelier avec un quart d'heure d'avance. Elle a le code de l'alarme. Elle allume l'atelier sans autorisation particulière. Tu te mets comme hier. Elle a échappé au chômage comme les 26 autres couturiers de cette coopérative, montée il y a un an par 5 ex-Lejaby. C'était après des années de combat et la fermeture de la plupart des sites. Les 3/4 des employés étaient licenciés. Un choc dans un secteur sinistré et délocalisé. Christiane avait 56 ans. C'est comme une petite mort. La première nuit, je me suis vue réentrer dans l'entreprise comme en 74. Je ne le souhaite à personne. De nombreux donateurs ont financé la coopérative. On y fabrique de la lingerie haut de gamme pour des marques prestigieuses. Mais les finances ne sont pas au mieux. Jacqueline est aussi un ex-Lejaby. Elle sait qu'elles n'ont pas le droit à l'erreur. On a plus de responsabilité. J'ai plus de stress. Si je me plante, c'est un rouleau à la poubelle. Ici, il y a aussi beaucoup de jeunes qui débutent comme Amandine, 23 ans, qui distribue et supervise le travail. Elle n'aime pas qu'on l'appelle "chef" ? Rires. On ne l'appelle pas comme ça. La seule chef, c'est Muriel Perna. Dirigeante d'une entreprise lyonnaise les encadre à mi-temps sans salaire. Le capital, c'est le trésor de guerre de l'entreprise. Une entreprise qui va mal commence à manger son trésor de guerre. Si elle le mange complètement, elle doit s'arrêter. Si le 6 février, on n'a pas recapitalisé, je serai obligée d'aller au tribunal de commerce pour annoncer qu'on n'y arrive pas. On ne pleure pas dans son assiette, on poursuit sur nos stratégies. Pour sauver leur boulot, elles doivent d'accélérer la cadence. Un ingénieur spécialisé dans l'organisation du travail intervient. Il chronomètre Christiane qui coud des petites culottes. 1 minute 36. Deuxième essai. Pour être rentable, l'atelier doit devenir deux fois plus productif. C'est mieux. Tout le monde accepte d'apprendre a travailler sur toutes les machines. Le questionnaire technique, il y en a pour deux heures. D'accord. Facile pour celles qui sortent de l'école, plus compliqué pour les anciennes. Cela fait longtemps que vous n'avez pas fait ça. Oui depuis 74. Jacqueline, c'est difficile. Un peu. J'ai du mal à comprendre ce qui est écrit. Il faut trouver des fonds. Muriel mise sur le made in France. Nous avons décidé d'investir 15.000 euros comme dotation de capital. Je vais mobiliser des partenaires a hauteur de 50.000 euros. C'est un projet qui nous passionne. Pour l'atelier, c'est un coup de pouce qui va sans doute permettre de convaincre les banquiers. 17h, la journée se termine. Elle touche leur salaire 1.400 euros en moyenne avec plus d'une semaine de retard. C'est la paie de décembre. Oui, celle de décembre. C'est tous les mois comme ça mais elles l'acceptent pour que l'aventure continue.

Elles avaient été licenciées et avaient fait le choix de se lancer dans la création de leur propre marque. 1 an après, les petites mains de l'atelier ont du travail mais elles viennent de lancer un plan de recapitalisation.

Christiane ouvre toujours l'atelier avec un quart d'heure d'avance. Elle a le code de l'alarme. Elle allume l'atelier sans autorisation particulière.

Tu te mets comme hier.

Elle a échappé au chômage comme les 26 autres couturiers de cette coopérative, montée il y a un an par 5 ex-Lejaby. C'était après des années de combat et la fermeture de la plupart des sites. Les 3/4 des employés étaient licenciés. Un choc dans un secteur sinistré et délocalisé. Christiane avait 56 ans.

C'est comme une petite mort. La première nuit, je me suis vue réentrer dans l'entreprise comme en 74. Je ne le souhaite à personne.

De nombreux donateurs ont financé la coopérative. On y fabrique de la lingerie haut de gamme pour des marques prestigieuses. Mais les finances ne sont pas au mieux. Jacqueline est aussi un ex-Lejaby. Elle sait qu'elles n'ont pas le droit à l'erreur.

On a plus de responsabilité. J'ai plus de stress. Si je me plante, c'est un rouleau à la poubelle.

Ici, il y a aussi beaucoup de jeunes qui débutent comme Amandine, 23 ans, qui distribue et supervise le travail.

Elle n'aime pas qu'on l'appelle "chef" ? Rires.

On ne l'appelle pas comme ça.

La seule chef, c'est Muriel Perna. Dirigeante d'une entreprise lyonnaise les encadre à mi-temps sans salaire.

Le capital, c'est le trésor de guerre de l'entreprise. Une entreprise qui va mal commence à manger son trésor de guerre. Si elle le mange complètement, elle doit s'arrêter. Si le 6 février, on n'a pas recapitalisé, je serai obligée d'aller au tribunal de commerce pour annoncer qu'on n'y arrive pas. On ne pleure pas dans son assiette, on poursuit sur nos stratégies.

Pour sauver leur boulot, elles doivent d'accélérer la cadence. Un ingénieur spécialisé dans l'organisation du travail intervient. Il chronomètre Christiane qui coud des petites culottes.

1 minute 36. Deuxième essai. Pour être rentable, l'atelier doit devenir deux fois plus productif.

C'est mieux.

Tout le monde accepte d'apprendre a travailler sur toutes les machines.

Le questionnaire technique, il y en a pour deux heures. D'accord.

Facile pour celles qui sortent de l'école, plus compliqué pour les anciennes.

Cela fait longtemps que vous n'avez pas fait ça.

Oui depuis 74.

Jacqueline, c'est difficile.

Un peu. J'ai du mal à comprendre ce qui est écrit.

Il faut trouver des fonds. Muriel mise sur le made in France.

Nous avons décidé d'investir 15.000 euros comme dotation de capital. Je vais mobiliser des partenaires a hauteur de 50.000 euros. C'est un projet qui nous passionne.

Pour l'atelier, c'est un coup de pouce qui va sans doute permettre de convaincre les banquiers. 17h, la journée se termine. Elle touche leur salaire 1.400 euros en moyenne avec plus d'une semaine de retard.

C'est la paie de décembre.

Oui, celle de décembre.

C'est tous les mois comme ça mais elles l'acceptent pour que l'aventure continue.

Le JT
Les autres sujets du JT
Vous êtes à nouveau en ligne