Hôpitaux : malbouffe dans les assiettes

A l'hôpital, les repas servis sont souvent fades, sans saveur. On peut même parler parfois de malbouffe. Certains patients sortent en état de dénutrition. Pourtant, il faut reprendre des forces pour se rétablir. Comment faire évoluer les choses ? A Lille, les responsables du CHU ont revu tout le système de restauration pour rendre les plateaux plus appétissants. Pour être bien dans son assiette, cet hôpital à Lille s'est fixé plusieurs règles. Première règle, manger dans de la vraie vaisselle en porcelaine. Quand on découvre dans une assiette en plastique le repas, c'est moins appétissant. Deuxième règle, quand c'est possible, asseoir les patients pour qu'ils mangent a table. Troisième règle, garder les plats sous cloche. C'est mon péché mignon. Des couleurs, des saveurs, à l'hôpital c'est trop rare. On a tous subi des opérations très lourdes, on a besoin de récupérer et ça passe par la nourriture et le repos. Peu de médecins s'interrogent sur les habitudes alimentaires. Un peu de riz et des tomates. Vous n'aimez pas trop les tomates. Les conséquences sont graves, d'après les chiffres, 60 % des patients sortent de l'hôpital en état de dénutrition. Au total, un tiers des repas ne sont pas mangés. Un patient dénutri va être obligé de rester à l'hôpital plus longtemps. Des familles viennent à l'hôpital avec des provisions. J'ai apporté une bouteille. Michèle Chaboche a découvert que sa mère hospitalisée ne buvait plus. L'eau était très chlorée, c'est pas possible de boire ça. Elle ne buvait plus, ce n'était pas bon. Donc je viens avec ma bouteille. Pour Annie Praling, nourrir son mari est devenu un combat. Atteint de la maladie d'Alzheimer, il est hospitalisé. Pendant des mois, il n'a mange que des aliments passes a la moulinette. C'est une nourriture qui ressemble aux petits-pots des bébés. Aucune mastication, tout est comme ça. Ses repas, à l'époque, elle les a filme. Sur la vidéo, on le voit, son mari n'a pas envie de manger. Il va manger parce qu'il est gentil mais il n'aime pas trop, il va falloir insister pour lui faire ouvrir la bouche. Elle s'est battue pour de vrais repas. Depuis quelques semaines, voilà son nouveau menu. Des betteraves, du poisson et même des pommes de terre. Cette vidéo a été filmée la semaine dernière, son mari mange. Quand j'ai découvert qu'à partir du moment où on le refaisait mâcher, il y avait d'autres choses qui se mettaient en route, j'étais interloquée, stupéfaite. Preuve que l'alimentation peut devenir un remède même si à l'hôpital cette formule ne fait pas encore recette.

A l'hôpital, les repas servis sont souvent fades, sans saveur. On peut même parler parfois de malbouffe. Certains patients sortent en état de dénutrition. Pourtant, il faut reprendre des forces pour se rétablir. Comment faire évoluer les choses ? A Lille, les responsables du CHU ont revu tout le système de restauration pour rendre les plateaux plus appétissants.

Pour être bien dans son assiette, cet hôpital à Lille s'est fixé plusieurs règles. Première règle, manger dans de la vraie vaisselle en porcelaine.

Quand on découvre dans une assiette en plastique le repas, c'est moins appétissant.

Deuxième règle, quand c'est possible, asseoir les patients pour qu'ils mangent a table. Troisième règle, garder les plats sous cloche.

C'est mon péché mignon.

Des couleurs, des saveurs, à l'hôpital c'est trop rare.

On a tous subi des opérations très lourdes, on a besoin de récupérer et ça passe par la nourriture et le repos.

Peu de médecins s'interrogent sur les habitudes alimentaires.

Un peu de riz et des tomates. Vous n'aimez pas trop les tomates.

Les conséquences sont graves, d'après les chiffres, 60 % des patients sortent de l'hôpital en état de dénutrition. Au total, un tiers des repas ne sont pas mangés.

Un patient dénutri va être obligé de rester à l'hôpital plus longtemps.

Des familles viennent à l'hôpital avec des provisions.

J'ai apporté une bouteille. Michèle Chaboche a découvert que sa mère hospitalisée ne buvait plus.

L'eau était très chlorée, c'est pas possible de boire ça. Elle ne buvait plus, ce n'était pas bon. Donc je viens avec ma bouteille.

Pour Annie Praling, nourrir son mari est devenu un combat. Atteint de la maladie d'Alzheimer, il est hospitalisé. Pendant des mois, il n'a mange que des aliments passes a la moulinette.

C'est une nourriture qui ressemble aux petits-pots des bébés. Aucune mastication, tout est comme ça.

Ses repas, à l'époque, elle les a filme. Sur la vidéo, on le voit, son mari n'a pas envie de manger.

Il va manger parce qu'il est gentil mais il n'aime pas trop, il va falloir insister pour lui faire ouvrir la bouche.

Elle s'est battue pour de vrais repas. Depuis quelques semaines, voilà son nouveau menu. Des betteraves, du poisson et même des pommes de terre. Cette vidéo a été filmée la semaine dernière, son mari mange.

Quand j'ai découvert qu'à partir du moment où on le refaisait mâcher, il y avait d'autres choses qui se mettaient en route, j'étais interloquée, stupéfaite.

Preuve que l'alimentation peut devenir un remède même si à l'hôpital cette formule ne fait pas encore recette.

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