VIDEO. Qui sont les membres de Génération identitaire ?

France 3

Génération identitaire, à l'origine de son premier coup d'éclat médiatique à Poitiers, est le mouvement de jeunesse tout juste créé du Bloc identitaire, un parti d'extrême droite spécialisé dans l'activisme sur internet, qui rejette l'immigration et l'islam avec virulence.

FRANCE - L'occupation de la mosquée en construction de Poitiers, samedi 20 octobre 2012, est son premier grand coup d'éclat. Sur son site internet, Génération identitaire se présente comme "une communauté de combat" appelant la jeunesse à "la résistance", à "relever la tête face à la racaille", "face à l'uniformisation des peuples et des cultures", "face au raz-de-marée de l'immigration massive".

Créé en septembre, le groupes est le mouvement de jeunesse du Bloc identitaire, fondé en 2003 par d'ex-dirigeants du groupuscule d'ultra-droite Unité radicale. UR avait été dissous un an plus tôt par décret après l'attentat manqué contre le président Jacques Chirac. L'auteur de l'attentat, Maxime Brunerie, était proche d'UR.

Des "apéros saucisson-pinard"

Le Bloc identitaire, qui organise les 3 et 4 novembre une convention pour célébrer ses dix ans à Orange, la ville du député d'extrême droite Jacques Bompard, s'est spécialisé au fil des années dans les coups médiatiques mais n'a pas réussi à transformer l'essai sur le plan électoral.

En juin 2010, il avait déclenché une polémique en appelant à un "apéro-géant saucisson-pinard" à Paris, dans le quartier multi-ethnique de La Goutte d'Or, une manifestation finalement annulée la veille après son interdiction par la préfecture. Elle s'était reportée dans un quartier huppé de la capitale.

Des vidéos et des défilés en burqa

Présidé par Fabrice Robert, un ancien d'UR et du FN, le Bloc identitaire s'est aussi fait une spécialité de vidéos qui font parler de lui sur itnernet. Outre les "apéros saucisson-pinard", ils ont déjà organisé des défilés en burqa sur la voie publique, s'en sont pris à des boucheries halal.

En 2011, à Angers, c'est contre le financement par la ville d'une mosquée que des militants affublés de masques de cochons avaient manifesté, perturbant une séance du conseil municipal. Après une plainte du maire, le leader local du BI a été condamné en janvier dernier à 1 500 euros d'amende.

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