VIDEO. 13h15. Monflanquin : le mari de Guislaine de Védrines expulsé manu militari

Jean Marchand s'est tout de suite méfié de Thierry Tilly, qui exerçait une emprise mentale absolue sur son épouse Ghislaine de Védrines. L'escroc montera sa famille contre lui, jusqu'à le faire mettre violemment à la porte de sa maison de Monflanquin. Extrait de "13h15 le dimanche" du 27 décembre.

"Vous êtes en face de quelqu'un avec qui vous avez vécu vingt-cinq ans et ce n'est plus la même personne. Ce ne sont plus les mêmes propos, réflexes, comportements. Vous êtes désarçonné !", explique Jean Marchand, qui a eu deux enfants avec Ghislaine de Védrines.

"Sur l'instant, vous ne pouvez pas imaginer que derrière, il y a cette emprise monstrueuse, que ce soit aussi démesuré. Cela détruit votre patrimoine, et puis votre vie, tout simplement...", analyse rétrospectivement celui qui allait bientôt divorcer de Ghislaine, avec qui il se remariera après le dénouement de l'affaire.

"Il les faisait vivre dans la terreur"

Toute la famille est séduite par Thierry Tilly, celui qui allait la dépouiller bientôt de près de 5 millions d'euros. Jean Marchand est le seul à se montrer plus que réservé : "D'emblée, ce personnage m'avait déplu. Je n'ai pas eu d'atomes crochus, au contraire..."

Le manipulateur parvient à le rendre persona non grata aux yeux des membres de sa propre famille : "Je revis mon expulsion manu militari, extrêmement violente, le 7 septembre 2001, de notre maison de Monflanquin, et parfois, cela me réveille la nuit. Tilly les faisait vivre dans la terreur en leur disant que j'avais mandaté des tueurs à gages pour les tuer." Il ne reverra sa femme et ses enfants que neuf ans plus tard !

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