VIDEO. Canicule : les leçons de 2003 ont été tirées, mais beaucoup reste à faire

Alors qu'une vague de chaleur s'est abattue sur la France, le souvenir de la canicule d'août 2003 et ses 15 000 morts plane.

Face aux fortes chaleurs, la ministre de la Santé, Marisol Touraine, a appelé à la vigilance vis-à-vis des personnes fragiles, lundi 22 juillet. Le souvenir de la canicule d'août 2003, qui avait causé la mort de 15 000 personnes, plane. Dix ans plus tard, des leçons ont été tirées, mais beaucoup reste à faire.

Après cet épisode traumatisant, un "plan canicule" a été mis en œuvre. Les maisons de retraite ont dû se doter de salles dites "rafraîchies", propulsant de l'air inférieur de 10 degrés à la température extérieure. Elles disposent aussi de "stocks canicule" : du matériel de perfusion, du sérum physiologique, des brumisateurs. Et le personnel veille à ce que les pensionnaires s'hydratent régulièrement. Mais c'est lorsqu'elles vivent encore à leur domicile que les personnes âgées sont le plus vulnérable. Depuis 2004, les mairies doivent recenser les personnes isolées, fragiles et les appeler en cas de fortes chaleurs. 

Insuffisant pour Pascal Champvert, président de l'Association des directeurs d'établissements pour personnes âgées. Lui estime qu'il faudrait doubler les moyens humains. Christophe Prudhomme, le porte-parole de l'Association des médecins hospitaliers urgentistes de France, souligne que les moyens manquent aussi à l'hôpital. De nombreux services d'urgence ont été fermés, les autres devraient faire face à un surcroît d'activité en cas de canicule et risqueraient d'être rapidement débordés, juge-t-il.

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