VIDEO. La réinsertion par le travail

A Bordeaux, une association qui a adapté une idée canadienne propose à des jeunes en très grande précarité de se réinsérer lentement, mais sûrement. Le sésame : le travail à la journée.

La rue. Avant ils y dormaient, maintenant ils y travaillent. Anciens SDF, les jeunes bénéficiaires du programme public-privé Tapaj (Travail alternatif payé à la journée) désherbent les trottoirs bordelais pour 10 euros de l'heure. "Je n'ai que quelques heures de ménage à droite, à gauche. C'est vraiment rien. Travailler au moins une journée par semaine en plus, ça fait 40 euros. C'est pas mal. Ça fait quand même un plein de courses. Ça aide bien", explique une jeune femme.

Les jeunes employés sont payés à la fin de leur labeur et ne sont pas obligés de revenir la semaine suivante. Objectif de cette initiative inspirée du Canada : faciliter leur insertion professionnelle. Les Bordelais sont conquis par ce projet qui prend actuellement en charge une dizaine de SDF. La mission interministérielle de lutte contre la drogue et la toxicomanie souhaite son extension à toute la France.

 

 

 

 

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