VIDEO. A Brignoles, "la gauche ne méritait que ça"

ANN-GAËLLE MATOKSY - FRANCE 3

A la faveur d'une forte abstention, le candidat du Front national a obtenu plus de 40% des voix au premier tour de la cantonale partielle. Les habitants ne sont pas surpris.

Le canton de Brignoles (Var) et ses 29 000 habitants sont sous le feu des projecteurs, lundi 7 octobre. La veille, le candidat du Front national est arrivé largement en tête du premier tour de la cantonale partielle, loin devant l'UMP. La gauche, elle, a été éliminée. Au lendemain du scrutin, les électeurs rencontrés par France 3 n'étaient pas étonnés par le succès du FN. "A Brignoles, c'est une tradition, c'est un bastion du FN", confirme l'un. "La gauche ne méritait que ça. Ils ne nous écoutaient pas. Automatiquement, ils ont morflé. Ils ont pris une petite raclée", renchérit un autre.

Malgré une abstention record de 66,65%, en hausse de dix points par rapport à l'an passé, l'extrême droite a réussi à mobiliser. Elle frôle même la barre des 50% : le Front national étant à 40,4% et son dissident à 9,1%. Brignoles est une nouvelle vitrine nationale pour le FN. Florian Philippot, son vice-président, y voit "le signe d'une dynamique populaire très importante qui peut-être est en train de propulser le Front national comme premier parti de France".

Harlem Désir, le premier secrétaire du PS, "appelle à faire barrage au Front national au second tour, sans aucune hésitation". Une ligne politique sur laquelle le PS est bien seulL'UMP refuse l'idée d'un front républicain. Et le coprésident du Parti de gauche, Jean-Luc Mélenchon, n'a pas appelé à voter pour l'UMP pour contrer le FN.

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