VIDEO. "13h15". "La minute pour ne rien comprendre" au candidat idéal

De droite et/ou de gauche ? Sociaux et/ou libéraux ? Centristes et/ou radicaux ? Libertaires et/ou autoritaires ? Les Français veulent un petit bout de tout pour fabriquer un-e candidat-e idéal-e… Un rêve ? Un cauchemar ? A n’y rien comprendre… Extrait de "13h15 le dimanche" du 2 octobre.

Les Français sont-ils raisonnables ou utopiques, ingouvernables ou mal gouvernés ? Parfois, ils aiment jouer avec leurs paradoxes : plus de protections et plus de libertés, plus de dialogue social, tout en boudant les syndicats… Bref, ils veulent un bout de tout qui conduit à un candidat… plutôt hybride… Réponse en une minute par François-Julien Piednoir et Nathanaël Brun (illustration) : 

"Une minute cette semaine pour jouer les Frankenstein : dressons le portrait-robot du candidat idéal… Si l'on pouvait extraire le meilleur de chacun de nos politiques, les Français iraient peut-être ponctionner un bout de Sarkozy pour sa combativité… Et si on greffait une dose de zénitude prise chez Juppé ? Mais si l'on cherche un œil protectionniste, allons l'emprunter à Montebourg. Et pourquoi pas une once de nationalisme prélevée sur le front de Marine Le Pen ?"

"Un monstre politique… pour le meilleur ou pour le pire"

"Un poil de libéralisme sur le menton de Macron, et chez Valls, écoutons son autorité républicaine ! Il n'est pas candidat, c’est vrai, mais on ne sait jamais… Bon, continuons : un peu de conscience écolo chez Duflot. Elle a du flair en la matière. Chez NKM, seule candidate des Républicains, greffons sa détermination. Mélenchon (on laisse son caractère de côté), ne gardons que sa foi inébranlable dans le peuple… de gauche, surtout.

Ajoutons les sourcils et le programme économique de Fillon. Chez Bruno Le Maire… Bruno Le Maire ? Rien ! Non, c’est pas vrai, greffons un peu de renouveau. Et enfin, pour lier tout cela, puisons dans le cerveau de François Hollande un peu d'esprit de synthèse. Bref, l’idéal serait un savant mélange de chacun, avec un risque :  que l'élection présidentielle donne naissance à un monstre politique… pour le meilleur ou pour le pire."

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