VIDEO. 13h15. Gendarmerie : "On ne se quitte jamais le matin en étant fâchés"

Corinne et Vincent forment un couple de gendarmes à la brigade d’Amboise en Indre-et-Loire. Ces militaires se sentent plus en sécurité dans une caserne que les policiers logés en ville. Face aux nouvelles menaces, ils sont "beaucoup plus vigilants"… Extrait de "13h15 le samedi" du 25 juin.

Ce jour-là, la gendarmerie d’Amboise, en Indre-et-Loire, qui compte 29 membres, rend hommage au couple de policiers assassinés le 13 juin à leur domicile de Magnanville dans les Yvelines par un homme se revendiquant de l’organisation Etat islamique.

"En service ou hors service, en tenue ou en civil, ce drame nous rappelle que nous avons l’obligation d’être toujours prêts face à tout type de menaces pour protéger nos concitoyens et neutraliser ces barbares, fous et lâches, qui veulent notre fin, mais n’y parviendront pas", affirme le commandant de la brigade.

"On ne sait jamais ce qui peut arriver…"

Corinne et Vincent forment un couple de gendarmes. Avec deux enfants, la vie n’est pas toujours simple à organiser. La militaire s’estime pourtant être mieux lotie que les policiers : "C’est pas le même système que nous. Ils ne sont pas logés en caserne, mais vivent à l’extérieur. Ils n’ont pas de protection, alors qu’on se sent quand même en sécurité ici."

"Maintenant, nous sommes beaucoup plus vigilants, affirme la femme gendarme. On part moins la fleur au fusil et, avec mon mari, on se dit qu’on ne peut pas se quitter le matin en étant fâchés. C’est juste pas possible et c’est une règle que l’on a instaurée à la maison, car on ne sait jamais ce qui peut arriver…" Depuis les attaques du 13 novembre 2015 à Paris, policiers et gendarmes peuvent garder leur arme en dehors de leur service.

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