VIDEO. 13h15. François Baroin : "Si on cherche un poste, on va vers le favori des sondages"

François Baroin, sénateur-maire de Troyes, soutient Nicolas Sarkozy pour la primaire de la droite, alors qu’il a été, sur plusieurs sujets, en désaccord avec l’ancien président de la République qui "est montré du doigt"… Extrait de "13h15 le dimanche" du 4 septembre.

Laurent Delahousse reçoit le sénateur-maire de Troyes François Baroin sur le plateau du magazine "13h15 le dimanche". Il soutient aujourd'hui la candidature de Nicolas Sarkozy. Jacques Chirac aurait-il pu lui demander pourquoi ? C’est une question qu’il aurait pu poser, non ? "Oui, bien sûr… J’ai été son ministre. On a eu des débats par le passé, et des oppositions…" 

Sa liberté de pensée était souvent contradictoire avec l’ancien président de la République sur beaucoup de questions. Comprend-il que cela interroge les Français ? Va-t-il chercher un poste au lieu d’être fidèle à ses idées ? "C’est une très mauvaise analyse car cela ne prend pas en compte la réalité de l’évolution des hommes, des uns et des autres. La liberté qui est la mienne est aussi totalement indépendante de toute perspective, car si on cherche un poste, on va vers le favori des sondages, et pas vers celui qui est montré du doigt…" 

"Nous avons tous été dans le gouvernement"

Ce soutien de Nicolas Sarkozy (vidéo) pour la primaire de la droite précise : "Je n’ai pas fait la première partie du quinquennat, mais nous avons tous été dans le gouvernement : Fillon, Juppé, quelques autres et moi-même… J’ai été son ministre de l’Economie et des Finances au cœur de la plus grande crise financière que le monde ait traversé depuis 1929. J’ai mesuré à quel point son sens de l’Etat et l’énergie qu’il a mis avec madame Merkel pour sauver l’euro et les économies des Français font qu’il avait la dimension d’un homme d’Etat."

"J’ai été en désaccord avec lui dans le débat sur l’identité nationale… Dans son livre, il tire des leçons, bien plus encore que n’importe quels critiques ou observateurs qui montrent du doigt la réalité de son quinquennat", explique l’ancien ministre de l’Intérieur. Aurait-il pu cosigner ce dernier livre Tout pour la France (Plon) ? "Peut-être n’aurais-je pas eu ce tropisme sur tel point, peut-être aurais-je accentué sur tel ou tel sujet, mais globalement, si on prend la peine de le lire, les propositions sont raisonnables."

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