VIDEO. 13h15. FN : "Florian Philippot a structuré Marine Le Pen"

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Le vice-président du Front national Florian Philippot est accusé de tous les maux par Jean-Marie Le Pen. Il a été présenté à sa fille Marine en 2009 par le souverainiste Paul-Marie Coûteaux, qui dit avoir été le témoin d'une "entente spontanée" entre eux. Extrait de "13h15 le dimanche" du 4 octobre.

Ancien élève d'HEC et de l'ENA, le vice-président du Front national Florian Philippot est l'un des principaux artisans de la nouvelle image du parti cofondé il y a une quarantaine d'années par Jean-Marie Le Pen, qui ne le porte pas vraiment dans son cœur. Il l'accuse même de tenir sa fille Marine sous sa coupe et d'avoir d'autres ambitions que le poste qu'il occupe aujourd'hui.

L'homme qui a fait se rencontrer l'actuelle présidente du FN et le jeune énarque s'appelle Paul-Marie Coûteaux. Un souverainiste, ancien conseiller de Philippe Séguin et ex-député européen du Rassemblement pour la France créé par Charles Pasqua et Philippe de Villiers. Un soir de 2009, il les place côte à côte à sa table : "Il y avait une sorte d'entente spontanée. Elle a tout à fait compris le parti qu'elle pouvait tirer de Florian Philippot", se souvient-il.

"Une influence probablement excessive"

"Florian Philippot se croit le numéro 2 du Front national et il espère en devenir le numéro 1. On peut dire qu'il est 'gaullâtre'. Il fait des pèlerinages à Colombey-les-Deux-Eglises. Les gaullistes n'en font plus et lui en fait. Il est venu au Front national en disant qu'il n'avait jamais voté pour Le Pen !" analyse le père de Marine, auprès de laquelle l'ancien haut fonctionnaire "a su se rendre indispensable au point qu'il exerce une influence probablement excessive".

"Florian Philippot a structuré Marine Le Pen. Elle n'était pas une professionnelle de la politique et elle le disait elle-même. Elle s'est tellement reposée sur lui, à l'étonnement général, qu'elle a été rétrospectivement façonnée par lui, ça c'est sûr", explique Paul-Marie Coûteaux. Le vice-président du FN et député européen court aujourd'hui les plateaux de télévision et les studios de radio pour diffuser son message dans "une démocratie qui devient très médiatique", reconnaît-il.

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