Veolia condamnée pour avoir coupé l'eau à des habitants qui ne réglaient pas leurs factures

Brut

Veolia vient d’être condamnée pour avoir réduit le débit d’eau dans deux logements, une pratique interdite par loi.

L’ONU reconnaît depuis 2013 le statut de "Droit de l’Homme fondamental" de l’eau. Cette même année, la Loi Brotte a interdit les coupures d’eau des loyers aux abonnement impayés. Saisie dans le cadre d'une question prioritaire de constitutionnalité, cette décision a été validée le 29 mai 2015 par le Conseil Constitutionnel. Et pourtant…

La problématique de l’eau, source d’indignation

Alors qu’une estimation de 2 millions de familles ont des difficultés à payer les quelques 400 euros annuels de facture d’eau, Veolia a été condamnée 10 fois depuis 2014 pour avoir coupé l’eau en installant une "lentille" sur la canalisation, chez des personnes qui ne payaient pas la facture.

La privatisation de l’eau reste une solution privilégiée pour les professionnels du secteur, comme Tristan Mathieu, délégué général de la Fédération professionnelle des entreprises de l’eau.  Ce dernier déclare "pouvoir la gérer mieux et moins cher que la majorité des régies publiques".

Emmanuel Poilane, directeur général de France-Libertés, déclarait quant à lui sur RTL qu’ "avoir de l’eau chez soi, c’est la capacité de vivre dignement".

Des vagues de protestation en Grèce et une prise de conscience en France

"Dans le monde entier -de la Chine à l’Europe de l’Est, de l’Afrique subsaharienne à l’Amérique du Sud -, des Etats et des collectivités locales à court de liquidités vendent leurs services publics de distribution d’eau, opérations qui génèrent un marché de quelque 200 milliards de dollars par an à l’échelle mondiale." Voici les lignes d’un dossier de Courrier International du…1er octobre 2003 !

Dans les années récentes, le débat a été extrêmement houleux en Grèce, où l’État a souhaité vendre l’eau d’Athènes et de Thessalonique à Suez pour continuer de toucher l’aide internationale…

La France semble faire marche arrière et des villes comme Grenoble, Saint-Malo et Paris ont repris le contrôle de leur eau.

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