Valérie Trierweiler : plutôt "experte en vie quotidienne" que "femme politique"

François Hollande et sa compagne journaliste Valérie Trierweiler, le 5 avril 2012 à Paris. 
François Hollande et sa compagne journaliste Valérie Trierweiler, le 5 avril 2012 à Paris.  (JACQUES BRINON / AP / SIPA)

La journaliste et compagne de François Hollande s'est confiée dans un entretien à "Libération". Sa présence dans la campagne, son avenir, sa vision du candidat : morceaux choisis. 

C'est la première fois qu'elle parle depuis le début le mois de janvier. Dans un long entretien publié samedi 7 avril dans Libération (article en accès abonné), la journaliste Valérie Trierweiler, compagne de François Hollande, lève le voile sur sa personnalité et son rôle dans la campagne tout en défendant le candidat socialiste. 

• Son émission sur Direct 8

"Nous la suspendons", fait savoir Valérie Trierweiler, aux commandes de l'émission "Itinéraires" sur Direct 8. Le dernier épisode a eu lieu vendredi 6 avril. "Je trouvais qu'être à l'antenne à la veille des scrutins pouvait prêter à confusion. Je ne voulais pas prêter le flanc à cette critique", explique-t-elle. Quant à une éventuelle reprise, la journaliste laisse la place au doute : "Nous verrons ce qu'il se passera le 6 mai."

• Les critiques de Nicolas Sarkozy

Sa présence aux obsèques des militaires assassinés à Montauban, mi-mars, a été violemment critiquée par Nicolas Sarkozy. Interrogée sur le sujet, Valérie Trierweiler se défend en assurant que "François a souhaité que je sois là (...) Si j'ai dérangé Nicolas Sarkozy, tant pis pour lui (...) En revanche, si j'ai choqué les familles de militaires, je le regrette". Concernant les attaques du président candidat à son encontre, la journaliste tacle : "J'ai beaucoup de mal à comprendre son attitude car personne n'attaque sa femme. Je ne vois pas ce qu'il a à se déchaîner contre moi. Ce n'est pas digne d'un président de la République."

• "Thé et pastilles au miel"

François Hollande assure qu'elle n'a aucun rôle politique. Elle confirme mais se dit "hollandaise depuis très longtemps""Je ne suis pas une femme politique. Ce n'est donc pas mon rôle et je ne saurais pas le faire. Journaliste est un autre métier", assure Valérie Trierweiler. Et d'évoquer "deux ou trois réunions de communication" auxquelles elle a participé "pour savoir comment je trouvais François sur la photo".

Pour elle, son rôle s'apparente plus à celui d'une "spectatrice engagée. J'aime rester en arrière (...) Les gens viennent me parler, me donnent des courriers pour que je transmette à François". Et "sinon je veille à ce que le manteau ou l'écharpe ne soient pas loin, je gère aussi le thé et les pastilles au miel pour la gorge." 

• François Hollande, "vrai" et "honnête"

Cette interview est l'occasion de brosser un nouveau portrait du candidat socialiste. "Ce qu'on voit de lui est vrai. Il n'y a pas de Hollande caché", affirme sa compagne. "Il sera un chef d'Etat digne et honnête", poursuit-elle et souligne que "s'il semble réservé, c'est qu'il a une certaine retenue et une tenue que d'autres n'ont pas".

• Et si elle était première dame ? 

"Puisque rien n'est écrit, tout reste à inventer", déclare, philosophe, la compagne du candidat socialiste à la présidentielle. Une chose est sûre toutefois : "je continuerais à travailler (...) tout simplement car j'ai besoin de gagner ma vie. J'élève mes trois enfants et (...) je ne veux pas vivre aux frais de l'Etat". Et si François Hollande est élu, "je serai plutôt experte en vie quotidienne, car je veux que la nôtre reste celle de tous les Français."

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